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Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ |

MessageSujet: Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ | Ven 14 Mar - 21:35
Journée ensoleillée, sur fond de ciel bleu à peine troublé par quelques nuages qui flottent paresseusement sur ce décor qui semble peint tant il est uniforme. Il ne fait pas très chaud, on n'entend que peu de bruits. Calme. Ça, ça ne va pas le faire. Bruit d'un corps qui se jette contre un porte de toute ses forces, tambourine une ou deux fois et finit par l'ouvrir. Des cris déchirent le silence paisible qui régnait. Quelques mots bien sentis et quelques expressions fleuries sont lancées. Aaah, je préfère ça, mon pote. Le corps qui avait connu une étreinte brutale et passionnelle avec la porte, c'était Adam. C'était aussi celui qui s'élançait et courait comme un dératé, se jetant du bâtiment avec un entrain évident. Il faut savoir qu'il ne s'amusait pas à se jeter contre des surfaces métalliques pivotantes juste pour le plaisir de pouvoir ensuite partir en courant comme un taré. Il s'amusait par contre beaucoup à proposer des rencontres intimes entre des têtes d'élèves et des portes de casiers.

Il n'avait pas non plus envoyé volé ces têtes et les corps qui y étaient attachés juste pour se divertir, même si il le faisait de temps en temps. Non, cette fois-ci il y avait une raison. Une vraie raison. Une excellente raison, même, mais le jeune homme trop occupé à rire en évitant de trébucher n'y pensait plus vraiment. Les remarques se ressemblaient toutes. "Je n'aime pas ta tête, enfoiré. D'où tu me regardes comme ça ?" et compagnie. Ils n'étaient juste pas habitués à avoir une réponse. *Ils auraient dû, à vrai dire, on n'est pas vraiment à Sainte-Marie, mec, c'est un trou pour sauvages, ce coin... * pensa-t-il en finissant évidemment par tomber en se prenant les pieds dans ses lacets défaits.

Il soupira, sourit, et se releva le plus rapidement possible avant de repartir après avoir pris le temps d'épousseter son t-shirt gris qui lui allait presque parfaitement pour une fois et un pantalon noir un peu trop large. Les deux surveillants qui étaient derrière gagnaient du terrain. "Pas bon, ça... Réfléchis, merde !" il finit par se dire, se réprimant lui même, ses pensées fusant bien trop rapidement dans son esprit pour qu'il ne pense à quoi que ce soit. Puis un flash coloré entra dans son champ de vision. Jaune, orange, des couleurs chaudes, et une tache bleue. Arrêt. Réflexion. Oui, c'était la seule solution, il allait devoir demander de l'aide, il n'avait pas d'autres options, malheureusement. Le jeune homme n'aimait pas dépendre des autres mais il n'avait pas vraiment le choix, actuellement. Par chance, les deux adultes étaient encore assez loin derrière.

Il s'approcha de la jeune femme colorée, admiratif devant tant de couleurs vives et commença de parler très rapidement, sans penser à respirer, avec un grand sourire pour essayer de s'attirer la sympathie de cette inconnue :

"Hey ! Enchanté. Nan, vraiment, je suis ravi de te voir. Tu ne peux pas imaginer. Disons que j'ai... Quelques problèmes. Un malentendu, rien de méchant, il faut juste qu'ils se calment et m'oublient un petit moment... Tu ne connais pas un coin tranquille où je puisse me planquer ? S'il te plait ? Ce serait vraiment fantastique."

Il prit enfin une inspiration après ce torrent de paroles et pria en attendant la réponse de cette charmante personne, son avenir proche dépendant de sa réaction...
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Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ |

MessageSujet: Re: Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ | Sam 15 Mar - 8:31
C'était son premier véritable jour de travail "sur le terrain". Elle était déjà passée par l'internat pour remplir la paperasse nécessaire, mais elle n'avait pas encore pris le temps de discuter avec ses pensionnaires, professeurs et élèves, qui dégageaient une aura trop hostile, trop fermée pour elle. Lou avait passé une matinée bien remplie et commençait à avoir mal un peu partout, surtout aux reins et aux genoux à force de se baisser pour ramasser un outil et en poser un autre, arracher une mauvaise herbe, bêcher un massif... Malgré qu'il ne fasse pas spécialement chaud, de fines perles de sueur commençaient à orner son front rougi par l'effort.

Au détour d'un chemin, elle aperçut un petit coin d'ombre. Elle y transporta tout son matériel -il fallait admettre que cette académie était très bien équipée- en quelques allers-retours et s'y affaira, essayant de trouver quelque chose à y faire. Elle ne dût pas chercher longtemps : le mois de mars est l'un des plus ingrats pour les jardiniers. Il est à la fin de l'hiver, et au début du printemps. Certains arbres bourgeonnent déjà, et il est alors impératif de les protéger du froid en protégeant leurs racines de compost et de paille. En mars, il faut également bêcher et nettoyer tous les massifs, tailler rosiers et vignes, mais aussi les arbres fruitiers qui ne fleurissent pas au printemps, comme les oliviers. Enfin, il faut traiter les plantes avec de la bouillie bordelaise, un mélange puant (mais bio!) qui est censé les protéger de certains insectes.

Rien qu'en pensant à tout ce qu'elle avait encore à faire, Lou était trop découragée pour continuer. Tout le matin, elle avait parcouru le parc, à la recherche de trous dans le gazon qu'il fallait combler par de nouvelles graines, pour que cet été la pelouse soit uniformément verte. Elle était aussi partie à la chasse aux orties et autres mauvaises herbes qu'elles avait joliment entassées dans une brouette qu'elle devait encore vider dans une boite à compost, si le lycée en avait une. Sinon, elle savait ce qu'elle allait faire demain : un peu de bois, quelques clous, des paumelles, une scie et un marteau, et -hop!, le tour est joué, une toute nouvelle boite à compost. Manquerait plus qu'à la vernir!

Perdue dans ses pensées de boulot, Lou s'était mise à machinalement tailler le framboisier qu'elle avait repéré dans son coin d'ombre. Un minuscule framboisier sauvage qui n'avait sans doute pas été planté ici par l'action de l'Homme. C'est une répétition de bruits sourds, comme dans les films d'horreur, quand le monstre cherche à effrayer les victimes qui se sont bêtement planquées dans une vieille usine abandonnée, qui tira Lou de ses rêveries. Lentement, elle tourna la tête dans la direction d'où elle avait cru entendre le bruit et d'où maintenant lui parvenait le bruit des graviers promenés dans tous les sens par une ou plusieurs personnes en train de courir. Elle entendit même le crissement plus ample du sol, qui devait traduire soit un virage à 180°, soit une chute. Elle opta pour une chute, car quelques secondes après un garçon, ou un homme, c'était difficile à dire car il avait le physique d'un garçon et le regard d'un homme, triste et dur, lui courut littéralement dans les bras. C'était la première fois de sa vie que Lou entendait quelqu'un parler aussi distinctement, sans bégayer une seule fois, en aussi peu de temps.

"Planquer". Ce mot la fit réagir instinctivement, comme au temps des cavales et des drogues de son adolescence ; elle le poussa vigoureusement dans un buisson derrière elle en priant pour qu'il n'y ait pas de ronces, se posta devant et regarda passer ses deux poursuivants, des surveillants sans doute, qui semblaient un peu perdus. Ils ne la regardèrent même pas et foncèrent tout droit, criant des injures à celui qu'ils pensaient poursuivre : "Reviens ici sale merdeux!" , puis, moins fort, sentant le point de côté qui leur tiraillait le ventre "Putain, il est rapide celui-là!"
Après quelques minutes, s'étant assurée que les deux surveillants étaient maintenant bien loin, Lou se retourna et chuchota au buisson :

"ça y est, ils se sont barrés je crois. Qu'est-ce que t'as fait pour qu'on te poursuive comme ça? T'as pas tué quelqu'un quand même? Remarque, même si c'était le cas, tu me le dirais pas! M'enfin bon, je préfère demander, au cas où tu comprends? Au fait, j'm'appelle Lou!"

Elle fourra sa main à travers les épaisses feuilles vertes et les branches du buisson pour tenter d'attraper sa main et l'aider à sortir.
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MessageSujet: Re: Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ | Sam 15 Mar - 13:04
Le silence dura une seconde de plus, ce qui fit angoisser Adam et lui permit de regarder son seul espoir un peu plus en détail. Notamment l'enchevêtrement complexe de sa chevelure dans lequel on pouvait voir des perles et d'autres ornements. Il faut dire que c'était surement une des choses que l'on remarquait le plus, ainsi que son bandana coloré, qui avait attiré son attention de loin. A vrai dire, tout chez elle semblait être un assemblage de choses incongrues et bizarres ou atypiques, qui formaient - aussi étrange que celui puisse paraître - un ensemble assez joli à regarder lorsqu'ils étaient tous portés ensemble sur cette personne à peine plus petite que lui. Il ne l'avait d'ailleurs jamais vue, qui était-ce ? Elle semblait plutôt jeune, alors une élève ? Quelqu'un du personnel récemment arrivé ?

Mais le temps n'était pas vraiment à la réflexion. Le moment était même plutôt mal choisi et il n'eût pas le temps de dire quoi que ce soit avant d'être jeté dans un buisson. * Aie, wow, j'ai connu mieux, comme façon de dire "salut"... * pensa-t-il alors que quelques branches du buisson qui l'abritait éraflaient ses bras et décrochaient de ses coudes les graviers qui étaient restés incrustés dans sa peau après sa chute. Il avait déjà envie de repartir, de se venger de ce nouveau contact brutal avec quelqu'un de la gent végétale pour changer des portes en métal, de courir, de faire quelque chose, mais des voix retentirent et il se figea instantanément, reconnaissant ce timbre si particulier de ce détestable adulte qui l'avait prit en grippe dès son arrivée. "Hyperactif, hein ? Eh, t'as vu, Matthieu ? Ils n'arrêtent pas, avec les excuses moisies, dis donc..." avait-il dit avec mépris. Depuis, il semblait en permanence sur son dos, pour le plus grand malheur du jeune homme. Il se peut qu'il ne se soit pas gêné pour lui faire part de ses sentiments directement et que tant d'honnêteté ai troublé le surveillant, mais était-ce vraiment sa faute ? Oui, bien sûr, il était fautif, mais cela l'amusait terriblement. Il savait que cet homme allait partir au quart de tour et il n'attendait que ça.

Absorbé dans les souvenirs de ses meilleures courses poursuites dans les couloirs de ce bâtiment qu'il détestait déjà après seulement quelques semaines, la voix qui chuchota près de lui le fit sursauter. Ses questions qui semblaient si naïves et innocentes le firent sourire et il se dit qu'une envie de savoir si polie et gentille méritait bien quelques réponses. Il attrapa sa main promptement et sortit du buisson en se demandant ce qu'il pouvait dire, et pensa que de toutes façons il ne savait pas mentir et il ne risquait plus grand chose maintenant :

"Oh, eh bien il se trouve que j'ai eu un petit différend avec un élève, mais rien de grave, vraiment, je trouve. Ce n'était juste pas trop l'avis de ses dents, ni de son nez. Pour des raisons personnelles... Je n'aime pas les heures de colles. De la torture. Et j'avais besoin d'exercice. Donc quoi de mieux qu'un petit footing ? Exactement, rien."

Pendant qu'il parlait, il passa une main dans ses cheveux pendant que l'autre serrait la couture du bas de son t-shirt nerveusement. Il avait l'impression d'avoir oublié quelque chose, mais quoi ? Oh, oui, elle s'était présentée, c'est vrai ! Lou. Un prénom court, mais plutôt joli.

"Je vois. Lou. Enchanté, Adam. Tout le plaisir est pour moi, vraiment, merci tout plein. Pour de vrai. Je dois admettre que je te dois quelque chose. N'hésite pas si tu as une idée, d'accord ? Tant que je ne suis pas occupé à me jeter sur le sol ou dans des buissons... "

Il esquissa un sourire et tendit cette fois sa main pour serrer celle de sa sauveuse du jour, qui se présentait sous la forme d'une jolie demoiselle sympathique, ce qui changeait de la plupart des pensionnaires. Il avait parfois l'impression qu'il avait atterrit dans un trou à ratés où tous les minables comme lui venaient s'échouer par vagues. Mais la rayonnante personne qui se tenait devant lui ne semblait pas être une ratée. Loin de là. * Personnel, je suppose... Elle n'a pas l'air d'avoir eût le diplôme de l'école de Plaquage, donc ça devrait aller ? * Les employés de l'internat n'étaient donc pas que des brutes, ce qui le rassura un peu. Et après tout, elle n'allait surement pas le livrer à ses poursuivants, déjà loin, si elle venait de l'aider à se cacher il y a quelques instants. Donc tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, non ?
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MessageSujet: Re: Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ | Sam 15 Mar - 18:52
Le garçon s'agrippa au bras de Lou qui faillit perdre l'équilibre, cette notion si étrange dont elle avait du mal à comprendre le fonctionnement, et tomba sur ses pieds, presque aussi droit qu'un "i", devant le regard tout de même ébahi de la jeune jardinière qui ne savait pas vraiment à quoi s'attendre de la part du jeune homme. Certes, elle l'avait aidé à sortir de son pétrin, mais qui était-il? Elle espérait qu'il lui montrât un signe de reconnaissance qui ne tarda pas, puisqu'il lui serra cordialement la main. Du contact humain. Sa main contre la sienne. Elle n'en avait plus eu depuis bientôt quelques mois, un de ces contacts sincères qui dépassent la simple politesse hypocrite qu'elle détestait tant.
Tactile de nature, Lou lui rendit sa poignée avec grand plaisir, tout sourire.
Elle aimait bien l'humour du garçon, un peu ironique, agressif tout en restant gentil. Elle décida de se rappeler de son visage (que mentalement elle qualifia "d'agressivo-adorable"), étant sûre de le recroiser un jour dans l'enceinte de cet établissement mieux gardé que certaines prisons françaises et qui devait sans doute servir de cage à l'étudiant.

Il l'intriguait. Pendant qu'il parlait, elle l'observait tête penchée, ses cheveux presque argentés, son corps athlétique, la position de ses jambes. Ses bras...

"Ouah!" Lou se saisit de son bras. "Il a la classe ton tatouage! Tu t'y connais? Tu pourrais peut-être m'en faire un un jour! J'ai un appart' en ville, si ça te tente tu peux toujours passer me voir, mais préviens-moi un peu avant, que je range mon bordel quand même! Tu vois, j'ai toujours voulu me tatouer une plume dans la nuque. Ou un cobra qui fait le tour du bras, comme ça, regarde..."

Lou lâcha le bras du garçon pour s'emparer du sien. Elle imitait la forme qu'elle aurait voulu donner au cobra, faisant des cercles autour de son bras avec son index.

Elle hésita quelques secondes, le regardant droit dans les yeux. Elle avait cru apercevoir dans son regard un brin de je-ne-sais-quoi qui ressemblait un peu à de l'espoir, ou de l'attendrissement peut-être. Elle se sentit un peu ridicule de s'emballer aussi vite, se rappela les règles de société et de bonne tenue qu'on avait essayé de lui apprendre, plus particulièrement la règle du "aucun-contact-physique-avec-un-inconnu", puis, une seconde plus tard, ayant complètement oublié ses idées sobres et strictes que son inconscient avant refoulées par un élégant *j'en ai rien à foutre*, elle s'enquit :

"Adam tu dis? ... Va falloir que j'te trouve un surnom. Attends un peu, je suis pas encore inspirée si tu vois ce que je veux dire! Mais t'inquiète pas, je vais finir par trouver, et j'peux te garantir que je t'appellerai plus que comme ça! Même si il te plait pas, tant pis pour toi!"


Elle lui fit un clin d'oeil complice et un énorme sourire qui dévoilait ses dents et rehaussait ses pommettes rosies par le timide soleil du printemps. Elle ne prit pas vraiment le temps de réfléchir à la gravité de ses actes, cacher un élève fugueur sans en avertir quelqu'un de responsable, ce qui était potentiellement dangereux pour son boulot, mais répondit plutôt spontanément, amusée et conquise par les valeurs d'Adam :

"Bof, t'inquiète pas, tu me dois rien! Par contre, tu devrais peut-être pas rester dans le coin, ils risquent de repasser d'ici pas longtemps à mon avis, ça craint pour nous deux si on nous voit ensemble! Mais bon, j'veux pas t'abandonner non plus, quitte à sécher les cours, autant pas trop t'ennuyer non plus! Si tu veux, on s'approche de la cabane à outils, c'est un coin un peu plus discret et puis j'ai laissé mon sac là-bas. J'ai des pansements dedans, on pourra te soigner tes égratignures!"


Ce qu'elle ne lui dit bien sûr pas, c'est qu'elle avait deux-trois autres choses dans son sac qui auraient vite fait de lui valoir un renvoi carabiné et peut-être même des embrouilles avec les flics.
Elle espérait seulement qu'il ne reconnaîtrait pas l'odeur puissante que dégageaient les trois têtes vertes et polléneuses qu'elles avait fourré dans un pochon le matin-même, pensant les fumer pendant la journée dans ses petites pauses. Elle pria très, très fort pour que rien ne se passe et qu'il ne s'en rende pas compte, ou qu'au moins il fasse semblant de n'avoir rien senti...
Quoique, au fond, il avait l'air d'un bon gars, et ça ne l'eut sans doute pas plus gênée que ça de partager quelques pétards avec lui, sympa comme il était!
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MessageSujet: Re: Pour s'amuser, veuillez amener une tronçonneuse et quelques barres d'uranium. | Lou ~ | Dim 16 Mar - 13:29
Adam s'inquiéta un peu lorsqu'il vit que la prénommée Lou avec une conception très personnelle de l'équilibre et de la gravité, mais fut rassuré de la voir rester sur ses deux pieds. * J'ose dire ça après avoir mangé les graviers... Bon dieu. * pensa-t-il, heureux comme un poisson dans l'eau. Parler beaucoup, courir, se ramasser, c'était dans ses cordes, et il était heureux que quelqu'un semble apprécier cela à sa juste valeur. Et surtout que l'on soit aussi poli et courtois envers sa personne. Qui était cette fille pour être inconsciente à ce point ? Il ne savait rien d'elle, mais il l'appréciait déjà, et essaya de garder en tête son apparence et son nom, au cas où il ai besoin à nouveau d'une planque ou d'un alibi.

Pensant à des milliers de choses à la fois, il fut surpris lorsqu'elle attrapa son bras pour regarder ses tatouages, en priant pour qu'elle ne regarde pas de trop près et ne remarque pas les traces de piqûre. Il l'avait bien cherché, certes, mais il ne voulait pas qu'on le prenne pour un junkie, même si il s'en approchait de plus en plus. Par chance, elle semblait trop absorbée à regarder les dessins pour remarquer les marques le long de ses veines ou assez gentille pour faire semblant de ne rien remarquer, ce qui le fit soupirer légèrement.
L'entrain naturel et la bonne humeur de la jeune femme étaient contagieux et Adam se surprit à sourire en la voyant tracer sur son bras le tatouage qu'elle souhaitait ainsi que son invitation. Elle ne semblait pas du tout se soucier du fait qu'il soit un jeune dans un établissement conçu pour les cas violents et désespérés, ou encore du fait qu'il ai avoué avoir été assez peu poli avec quelqu'un il y a quelques minutes. C'était... Surprenant. Et agréable. Pour une fois qu'une ne le jugeait pas juste aux traces de sang sur les jointures de ses mains. Il en oublia presque de répondre, mais un bavard comme lui est malheureusement incurable :

"Je vois, ça pourrait bien rendre, en effet. Mais je crois que je vais pas pouvoir t'aider, ma grande. C'était juste un pari stupide avec mon frangin, un peu de curiosité et un toxico muet doué avec autre chose que juste des aiguilles de seringues. Il faudrait demander à quelqu'un d'autre, mais je suis sûr que quelqu'un capable de le faire doit traîner dans le coin, vu le nombre de camés prêts à dissimuler leurs bras. Je chercherai."

La proposition de surnom lui plut un peu moins, ayant peur de se retrouver associé à vie à quelque chose de stupide, mais rien ne vint pour le moment. Il devrait serrer les dents dans les prochains jours, et peut être prier un peu pour avoir quelque chose de sympathique. De toute façon, il ne comptait pas se gêner d'exprimer son désaccord et son mécontentement si ce qu'elle choisissait ne lui plaisait pas. C'était un des rares avantages de l'hyperactivité : la politesse ne comptait pas parmi sont vocabulaire, l'honnêteté n'était donc jamais un réel problème. Mais le clin d’œil et le sourire chaleureux de la belle lui firent oublier le torrent d'insultes qu'il préparait en vue du jour funeste où elle le baptiserai, et la proposition de se cacher encore plus. C'était décidément une très bonne idée, il n'avait même pas pensé au fait que les surveillants pourraient retourner sur leurs pas, épuisés et énervés. Il ne fallait clairement pas être en plein milieu du chemin à ce moment là... Il passa une seconde fois une main dans ses mains rebelles, mu par un de ses nombreux tic nerveux et acquiesça :

"Excellente idée, je te laisse me guider, Chef. Je ferai tout ce que tu veux pour éviter les cours de la journée. Quoique, non, sûrement pas, ce n'est qu'une façon de parler, mais je ferai de mon mieux, je pense. Rester sur une chaise, ce n'est pas vraiment mon truc, pour être honnête. Mon cerveau n'arrive pas à accepter ce genre de choses." Il sourit et ajouta en riant : "Une heure de plus là-bas et je me défenestre !"

Le jeune homme fourra ses mains dans ses poches et suivit la jardinière, se trouvant stupide pour ne pas avoir remarqué les outils près d'elle et ainsi deviné qu'elle était du personnel. Par chance, elle était terriblement sympathique et assez gentille ou inconsciente pour ne pas le dénoncer. Plus le temps passait, plus il était reconnaissant. Arrivés à la cabane à outils, il la jaugea du regard et sut tout de suite que c'était bien plus petit que ce que son esprit tolérait, et préféra donc s'adosser à un des murs du petit bâtiment et se laisser glisser pour s'asseoir. Il désigna la porte et prit la parole :

"Je te laisse farfouiller. Je crois que les femmes n'aiment pas que l'on regarde dans leur sac, je me trompe ? Je reste sage et je ne bouge pas, promis."

Il n'y avait à vrai dire qu'une chose qu'il détestait plus que les espaces étroits, c'était sa claustrophobie. Il se sentait vulnérable avec ce défaut, mais se trouvait forcé de coopérer avec pour ne pas finir par devenir complètement dingue. Il avait déjà trop de choses à penser pour devoir en plus se préoccuper de ses accès de panique, c'est pourquoi il ne tenait pas vraiment à faire connaissance avec le merveilleux monde des cabanes à outils. Il commença de siffler un air sans vraiment y faire attention, en soufflant un peu pour la première fois de la journée et en profitant de l'air frais qui faisait remuer les brins d'herbe tout en essayant de ne pas frissonner à la simple pensée que des gens pouvaient entrer dans des endroits aussi restreints. Cette journée allait de mieux en mieux. * Pourvu que personne ne se pointe... * finit-il par se dire sans prêter attention aux éclats de voix qui étaient trop lointains pour présenter un réel danger, pour le moment
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