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Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie]

MessageSujet: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Dim 26 Oct - 23:12

Allie C. Skydink Ҩ Seth Adams
Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite.


Parfois, il arrive qu'une personne fasse des choses qu'elle n'aurait jamais fait auparavant. Les raisons en diffèrent, chez certain, c'est l'instinct, d'autre le font pour sortir de la monotonie, mais il y aura toujours des personnes pour le faire par curiosité, ou comme diriger par une entité inconnue. Ce que Seth s'apprêtait à faire se rapprocher de cette raison. Il ne savait pas pourquoi il le faisait, pourquoi il se jetait en quelque sorte dans la gueule du loup. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait besoin de le faire, besoin d'en savoir plus, besoin de la revoir. Il n'aurait de cesse tant qu'il ne l'aurait pas rencontré une nouvelle fois. C'est pour cette raison qu'il se jetait à corps perdu dans une pièce qu'il aurait pourtant fui de toutes ses forces. Il marchait donc dans ce long couloir accompagné par l'un de ceux qu'il fuyait habituellement, leurs pas résonnaient comme s'ils se trouvaient seuls, ce bruit résonnait dans la tête de Seth comme une incantation. Il essayait de faire le vide, évacuer la tension qu'il ressentait dans les épaules. Il voulait faire face, ne pas être nerveux, avoir toujours cette expression désinvolte, et ne montrer que de l'arrogance. La dernière fois, Elle, était partie, elle, l'avait fuit, en ne laissant derrière elle qu'une phrase d'une froideur sans nom, mais également une délicieuse odeur, une sorte de parfum de fruit et d'épice qui n'avait fait que tourmenter l'Américain. Il était resté un moment sur le toit après qu'elle soit partie, leur discussion se rejouer dans sa tête. Il ne voulait oublier les paroles de la jeune femme, il avait réfléchi chaque mot de sa part. Combien de temps était-il resté assis regardant l'horizon pendant que le vent lui faisait subir l'affront de faire disparaître la douce fragrance qu'elle avait dégagée ? Et pourtant, après qu'elle lui ai dit ces mots, il avait rit, rit comme jamais. Elle ne devait pas avoir imaginée sur qui elle était tombée. Il n'abandonnerait jamais, et le rejeter de la sorte était la meilleure façon de le faire devenir plus insistant. Il ria, et son rire résonna dans le couloir interloquant son « accompagnateur » qui lui jeta un regard empli d'étonnement et d'incompréhension.

Qu'avait-il fait pour en arriver là ? Quel méfait pouvait-on lui reprocher pour l'emmener dans cette salle ? Qu'avait-il été prêt à faire pour qu'elle lui retourne le cerveau une nouvelle fois ? À peine, quelques jours après qu'ils se soient séparés, qu'il ressentait cette volonté de répondre aux questions qu'elle lui avait refusées. Celles auxquelles elle n'avait pas répondu, celles, toujours, en suspend, qui n'avait finalement plus d'importance, mais dont le manque de réponse avait poussé Seth à les chercher. Et pour lui, tous les stratagèmes étaient bon, peut importe les risques à prendre. Et encore une fois, son bon sens lui avait fait défaut, il avait tenté de corrompre un autre délinquant pour que celui-ci lui obtienne le dossier d'Allie. Il ne se risquerait pas à se salir les mains dans un moment pareil, rien qu'en ayant son dossier dans les mains, il encourait une vindicte. Son collaborateur avait fait un travail plutôt respectable dans le sens où il ne se fit pas prendre la main dans le sac, ni même pincer par la suite. Il lui avait rapporté le dossier et chacun repartait avec son dû. Comme un enfant ayant obtenu un jouet, Seth se lançait dans la lecture avec sa volonté toujours plus grandissant d'en savoir plus sur le contexte et le monde de la jeune femme aux cheveux corbeau. D'où elle venait, de quel milieu social elle était issue, ce qui l'avait mené ici, et pour ce point, ce ne fut pas sans une certaine fierté qu'il vu qu'il n'avait pas totalement tort. Il sonda chaque mot, chaque page et c'est ainsi qu'il vu. L'Anglaise n'avait apparemment pas manqué de se faire remarquer par l'administration, puisqu'elle se retrouver dans cette petite salle pour une heure qu'on appelle communément « heure de colle ». C'était pour lui l'occasion rêvée, il devait se rendre dans cette salle, par n'importe quel moyen, mais il ne s'attendait pas à ce que le moyen se présente à lui aussi vite. Quelle idée avait-il eu de lire ça en plein milieu de l'après-midi, dans son bungalow, sans même faire attention à ce qu'il pouvait se passer à tout moment. Ah ça on peut dire que le gardien ne l'avait pas raté, l'Américain était poser sur son lit en pleine lecture, il n'avait même pas remarquer le « représentant de l'ordre » qui était entré. Cela est vrai que normalement le brun ne devait pas se trouver dans son bungalow étant donner que les cours étaient obligatoires. Cela est vrai qu'il savait pertinemment que les gardiens faisaient des tournées pour voir que les délinquants ne se terraient pas dans leur chambre. Cela est vrai qu'avoir un dossier en sa possession alors que celui-ci était censé se trouver dans un des bureaux de l'administration lui porterait préjudice. Alors pourquoi n'avait-il pas jugé utile de préserver la lecture à une heure plus tardive tout en dissimulant le dossier dans un endroit sûr ? Tout bon sens l'avait-il réellement quitté ?

Le couloir lui semblait rudement long, la salle n'était pourtant pas si enfoncée, elle ne se trouvait pas à l'extrémité du bâtiment. Pourquoi lui semblait-il que le temps n'avançait aucunement ? Il avait même l'impression que chacun de ses pas l'éloigné encore plus de la porte. Un malaise. Depuis quand était-il si nerveux, pourquoi est-il nerveux ? Merde, il fallait qu'il se ressaisisse, il n'y avait pas moyen qu'elle le voit dans un état pareil. Il ressentait plus de pression que lorsqu'il a dû expliquer qu'il avait le dossier d'Allie en sa possession au gardien. Quelle sorte d'ânerie il avait pus sortir à ce moment-là. Une histoire montée dans le feu de l'action, une sorte de trafic d'information entre élèves, il ne voulait pas mentionner de nom, mais il avait dû le faire, dommage pour les personnes cité, elle avait été choisie au hasard de la mémoire du jeune homme. Le premier visage qui lui était apparu avait été nommé comme le gérant du soit disant réseau d'informateurs de Kyrie. Encore maintenant, il se demandait comment le gardien avait pus gober une histoire pareille, on aurait cru le scénario d'un très mauvais film, le genre de scénario que l'on voit dans les téléfilms. Enfin, cela nous prouve encore une fois qu'il ne faut pas avoir que des muscles dans la vie, mais aussi de la cervelle qui permet de cogiter à ce genre de chose. Seth lança un regard furtif à celui qui se trouvait à côté de lui. Ce gardien-là aussi avait cet air fermé bien que dégageant une niaiserie qu'on ne soupçonnerait que sur le visage d'un enfant. Il leur était peut-être supérieur par leurs statuts, leur âge, leurs musculatures, et même par bien d'autre aspect, mais les trois-quarts de cet internat les surpassés largement par l'intelligence et la ruse. Leur temps de réaction et leur temps d'action était-il si rapide que cela pour qu'il s'occupe de personne qui ont meurtri et tuer plus de gens qu'ils ne pouvaient le penser ? Étaient-ils vraiment au courant du danger qu'ils pouvaient encourir, au sort qui les attendaient, à travailler ici ? Avaient-ils signé un contrat stipulant le risque de mourir la gorge sectionnée par un pensionnaire ?

Tandis qu'il se faisait cette réflexion, le gardien fit halte. Le brun leva les yeux, pour en connaître la raison. La raison, elle se trouvait là, devant lui, la fameuse porte qu'il devait à présent traverser. Prenant une grande inspiration, il se vêtit de son sourire, de son air désinvolte et le gardien le poussa dans la salle, comme pour s'en débarrasser une bonne fois pour toute. Oui, il s'était bien arrangé pour que la colle lui soit mise au même moment que celle qui l'avait récusé un certain temps auparavant, celle a qui il allait enfin pouvoir faire face de nouveau. De ce fait, son regard explora la pièce d'un bout à l'autre dans l'espoir d'y croiser le sien, afin qu'elle voit la détermination dans son regard. Qu'elle voit dans quoi elle s'était embarquée quand il avait croisé sa route. Ses yeux pouvaient-ils lui transmettre tout ce qu'il pensait actuellement ? En avait-il vraiment le pouvoir ou alors, comme tout le reste de son corps, il ne semblait que savoir mentir ? Cela étant, il la découvrit, assise là, au fond de la salle, comme une âme en peine, seule, misérablement, mais formidablement seule. Il voulait la sortir de sa torpeur, l'interpeller, lui montrer qu'il était là, la déranger, peut importe. Il se sourit à lui-même, puis comme une réminiscence de leur dernière rencontre, il gonfla son torse de fierté et d'orgueil puis il s'imposa à côté d'elle, silencieusement cette fois-ci. Il pencha légèrement son corps sur la table, celle-ci bascula faiblement laissant un crissement s'effectuer au glissement des pieds sur le sol. Encore une fois, il pouvait abandonner la discrétion, mais cela n'était pas des plus dérangeant. Une fois qu'il se sentit suffisamment proche, dans un souffle, il lui susurra.

« Comme on se retrouve, Allie. »  


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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Lun 3 Nov - 1:59


CORPSE²
Janvier, cycle 2

Assise sur ta chaise en bois inconfortable, tu cauchemardais éveillée. Les yeux cernés, les traits tirés, le visage encore plus pâle que d'habitude. Depuis combien de temps, n'avais-tu pas fait une nuit correcte Allie ? Depuis combien de temps était-tu dans cet état là ? Depuis trois semaines environs. Depuis que tu as appris qu'il était parti : Damon ; ton frère ; ton petit bijou ; ton précieux que tu avais rejeté par peur, par égoïsme. Tu ne voulais pas qu'il chute avec toi. Tu ne voulais pas qu'il t'abandonne encore une fois. Et pourtant, c'est ce qu'il fit, te laissant derrière lui avec des tonnes de regrets qui t'accablent de jour en jour, qui te rapprochent un peu plus de la mort d'heure en heure. Tu te hais Allie. Et tu te punis chaque minute pour ne pas l'avoir retenu, pour ne pas avoir mis ta fierté de coter en t'excusant, en lui avouant, que tu l'aimais, qu'il t'avait manqué, non, toi t'as préféré tourner tes talons. Et depuis, qu'il n'est plus là, tu ne veux plus sortir. Tu ne veux plus aucun contact. Tu ne veux plus aller en cour, tu ne veux plus jouer dans ton groupe de musique. Tu ne veux tout simplement plus vivre Allie. Mais, l'on t'a fait sortir de ta léthargie. Par force, par sanction encore une fois.

Recroquevillée dans ton lit, les larmes ruisselaient sur tes joues. Tu n'étais pas sortie de ta chambre depuis plus de deux semaines, à part pour manger quelques fois et encore. Tes repas étaient bien légers, trop incomplets. Mais tu vivais de tes sanglots, de ta perte et de ta drogue. Aria essayait tant bien que mal de te faire sortir. Impossible. Tu étais trop faible, trop fragile pour affronter ne serait-ce qu'un petit regard. Sans même t'en rendre compte, tu te laissais dépérir. Et ça faisait maintenant deux semaines que tu n'allais plus en cour. Rien n'y personne ne pouvait te dégager de cette douleur intense, de ce renfermement sur toi-même. T'avais même envoyé bouler plusieurs fois les gardiens. Mais ce jour-là, ce fut une fois de trop et on te colla 4h, te forçant aussi à aller manger, à aller voir un psychologue. Et tu ne dis rien pendant la séance, tu restas muette. Et tu ne mangeas rien. T'es bien trop butée de toute façon.

Et te voilà, assise sur ta chaise inconfortable, cauchemardant éveillée. Avant que des bruits de pas ne te sorte de ta torpeur, avant que tu n'entendes son rire qui venait rosir tes joues inconsciemment. C'était lui. Seth Adams. Lui qui avait rit alors que tu l'avais renvoyé chier, alors que tu l'avais fui. T'avais pensé à lui. Oh que oui, une fois que tu l'avais quitté, tu t'étais allongée dans ton lit, ressassent votre discussion. Analysant encore plus en profondeur ses réponses, ses mimiques, son visage... Tu voulais le revoir, ne sachant pas vraiment pourquoi. Tu voulais qu'il te fasse chier, qu'il t'accorde de son temps. Parce que, parce que tu le trouvais intéressant et rien que d'y penser, ça te fout un haut-le-cœur. Tu ne peux pas te permettre de ressentir ça Allie. Tu dois le fuir. Tu ne mérites personne Allie, regarde Damon t'a abandonné.

Et une porte s'ouvre. Tu relevas doucement la tête, comme si ça t'importait peu, comme s'il t'avait dérangé pendant ton cauchemar. Laissant place au bel homme son sourire et son air désinvolte lui collant à la peau. Tu voulais esquiver son regard, vraiment, mais tu ne le quittas pas des yeux. Ressentant tout un tas de choses, comme s'il essayait de te faire passer un message. De te dire, "hé Allie, je n'abandonnerais pas", et lorsque ces pensées effleurèrent ton cerveau, tu remis ta tête dans tes bras, voulant lui montrer qu'il pouvait toujours courir. Qu'il ne t'intéressait pas. Alors que dans tes bras, tu rougissais de plus belle, priant pour qu'il se mette loin de toi alors que tu voulais au fond le contraire. Contradictoire là, Allie.

Et tu sentis une présence à côté de toi, tu ressentais tout son orgueil et sa fierté émaner de lui. Ce qui te fit légèrement sourire dans ta barbe. Et un crissement de sa part te fit soupirer, à croire qu'il faisait exprès pour que tu le remarques. Et un frisson te parcourut l'échine lorsqu'il te susurra "Comme on se retrouve, Allie." À ces mots, tu tournas avec nonchalance ton visage vers lui. "Tu ne pouvais pas faire moins de bruit !" Fis-tu avec provocation. Tu le regardas un moment, curieuse de savoir pourquoi il était là. "Toi qui je pense n'es pas du genre à venir dans ce genre d'endroit, tu peux me dire qu'est-ce que tu fous là ?" Oui, tu avais eu des échos, que le sulfureux Seth était plutôt du genre à raser les murs, à faire tout derrière le dos des gens, à les utiliser aussi pour ne jamais se faire chopper. Un point qui d'ailleurs te faisait réellement peur. Et s'il t'utilisait ? Et si sa rencontre était enfaîte programmée ? Et si tout n'était que plan foireux ou que sais-je. Tu es parano Allie, il ne faut pas l'oublier.

Un ange passa, et pour briser le silence, tu fis avec malice et provocation : "je me serais passé de te revoir Seth." Allie, pourquoi tu dis ça, alors que tu trépignais d'impatience de le revoir. Tu cherches quoi au juste ? Tu veux le faire fuir hein, c'est ça ? C'est ça, tout à fait ça.
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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Sam 15 Nov - 3:50

Allie C. Skydink Ҩ Seth Adams
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Assis sur sa chaise, à moitié affalé sur la table, penché vers la table de sa très chère Allie. Seth ne devait pas dégager l'image qu'il souhaité. Il devait ressembler à ses gosses que l'on voit dans les collèges, ceux qui font les délinquant alors que la plus grosse bêtise qu'ils ont faite, c'est répondre à leurs professeurs. Habituellement, il aurait fait en sorte de ne pas ressembler à ces pseudo-vermines, mais dans le cas présent la seule chose qui avait de l'importance à ses yeux se trouvais à ses côtés. Oui, Allie, avec son visage inexpressif, ses réponses froides, mais qui d'une façon ou d'une autre dégage de la chaleur. Et il n'a pas eu à attendre longtemps avant d'avoir à faire à l'une de ses réponses cinglantes.

Il s'attendait à ne pas recevoir un accueil chaleureux, il en était même sur, surtout après la façon dont ils s'étaient quittés. De ce fait, sa réaction ne fut pas vraiment de la surprise quand elle avait rétorqué " « Tu ne pouvais pas faire moins de bruit ! » Elle reprit bien vite la parole avec une question. Avait-il piqué sa curiosité au vif ? Elle connaissait la réputation de l'Américain, elle savait qu'il préférait se servir des gens pour ne pas avoir à se salir les mains. Ils en avaient discuté rapidement la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Les fameuses rumeurs qui ont fait tiquer le garçon. Elle disait que cela ne l'intéressait pas, qu'elle ne les écoutait pas. Enfin. Cela étant, elle avait posé cette question « Toi qui je pense n'es pas du genre à venir dans ce genre d'endroit, tu peux me dire qu'est-ce que tu fous là ? »Et il devait maintenant y répondre. Bien qu'il n'en eût pas envie, en profiterait-elle pour se moquer de lui ? Se moquer du fait qu'il se soit fait prendre la main dans le sac. Ou devrais-je dire la tête dans le dossier. Le brun réfléchit donc à ce point. Étrangement, il ne voulait pas vraiment mentir à Allie, du moins pas dans l'immédiat, mais il n'assumer pas de s'être fait prendre, et indirectement, de sa faute à elle. Le silence fut la seule réponse qu'il put apporter à la jeune femme. Il l'as regardait avec une pointe d'admiration, pas un mot n'était sorti de sa bouche depuis qu'elle lui avait adressé la parole. Pour dire à quel point le garçon se trouvait désemparait à cet instant. Bien sur, cela ne durera pas longtemps et encore moins longtemps qu'il ne le pensait vu la nouvelle provocation dont Allie fit preuve à son égard.

« Je me serais passé de te revoir Seth. »

En la regardant, un sourire vint se placer au coin de ses lèvres tandis qu'il porta ses mains sur son torse, à la place même de son cœur. Puis d'un air faussement triste et presque pompeux.

« Voyons, pourquoi tant de froideur ? Après tout ce temps qu'on a passé ensemble. Tu me brises le cœur Allie. »

Il la cherchait, il voulait qu'elle réagisse, une nouvelle fois, il ne voulait que la faire parler. Elle, la silencieuse, la froide, la mystérieuse Allie. Il parviendrait à faire sortir d'autre mot de sa bouche, quelque chose de moins dur, de plus chaleureux. Ça lui prendrait peut-être du temps, il essuiera sûrement des centaines de paroles glaciales et de refus, mais il y parviendrait, c'était l'un de ses nouveaux buts. Il laissa échapper un rire, un rire un peu étouffé, ce rire qu'il offrait à chaque fois que quelque chose ne lui convenait pas, mais qui l'empêcher de perdre la face. Il ne voulait pas s'énerver contre elle, il ne voulait pas paraître faible non plus. Il voulait la secouer, avec ses mots, avec ses mains. La faire sortir de l'état léthargique dans lequel elle semblait s'être enfermé. Il reprit finalement la parole.

« Je vois que les mots doux ce n'est encore pas pour aujourd'hui. Moi qui les attendais avec impatience. Je suis déçu. »  Il haussa les épaules en signe de résignation pour enfin se remettre droit sur sa chaise, et poser ses deux mains croisées sur la table. « Tant pis, je vais me contenter de te dire ce que je fais là. Tu vois, j'ai fait preuve d'imprudence, j'ai été pris la main dans le sac. Je fouinais dans quelques choses que je n'aurais jamais dû avoir, et un de ces fameux gardiens s'est retrouvé pile à l'endroit où j'étais. J'ai été idiot alors j'ai coopéré, et me voilà ici. Mais peu importe. »   Son regard se porta une nouvelle fois sur Allie et sa chevelure corbeaux. « Je te renverrais bien la question, mais je pense qu'il y a un risque d'avoir une réponse aussi évasive que celle que tu m'as donnée sur le toit, n'est-ce pas ? »

Il ne lui dirait pas, non, il ne lui dirait pas qu'il savait à peu prés la raison pour laquelle elle était ici. Enfin, il en connaissait la raison administrative. Puis, il voulait savoir si elle prenait l'initiative de lui répondre vraiment cette fois, et pas une réponse par une autre question. Au fond, il espérait ne pas avoir droit au même jeu que celui auquel elle avait joué lors de leur rencontre sur le toit. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle devienne soudainement agréable et à vrai dire, elle y perdrait, à ses yeux, un grand intérêt. Mais, plutôt qu'elle fasse un petit effort. Enfin, une chose était sur, il ne se ferait pas d'illusion sur ce point pour le moment, surtout lorsque l'on entend la provocation dans les paroles de la jeune femme. Il soupira un instant, un soupir emprunt à un mélange d'agacement, l'agacement d'être enfermé là, avec cet idiot qui était censé gardé les yeux sur eux, et d'impatience, l'impatience d'avoir une nouvelle conversation avec celle qui l'a obsédé ces dernières semaines. À cet instant, il se sentait faible, faible de dépendre autant d'une simple discussion avec une personne, faible d'avoir été obligé de faire autant juste pour la revoir. Comment une personne pouvait-elle vivre avec autant de sentiment ? Lui qui était pourtant si sur de lui en venait à douter de lui, de sa capacité à garder la main sur son esprit et ses sentiments. Qu'est-ce qu'elle était en train de lui faire ?





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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Ven 26 Déc - 1:42


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Alors que tu venais de lui poser une question, une question qui je dois dire intéressante. Il réfléchissait, sûrement entrain de peser le pour et le contre à te la dévoiler. Alors t'attendais, t'attendais patiemment, l'air relâché, l'air comme si ça t'importait peu, alors que c'était tout l'inverse. Tu es curieuse Allie, tu es curieuse de lui, de tout ce qu'il à te cacher. Mais parfois, il ne faut mieux pas savoir les réponses à nos questions. Parce que parfois, ça fait mal, ça fait peur, ça foudroie le coeur.

Et il ne dit rien, le silence fut ta seule réponse. Tu arquas un sourcil, "Tu as des choses à cacher Seth." Dis-tu dans un souffle froid, glacial même. Et tu t'aperçus qu'il te regardait, il t'observait d'une façon peu commune. On t'avait jamais regardé comme ça Allie, jamais. Et tes joues rosirent en vu de sa pointe d'admiration qui luisait dans ses yeux. Et tu restas bouchée bée. Ne sachant quoi dire, quoi faire, n'arrivant pas à quitter ses yeux. Sans même t'apercevoir, qu'il t'avait à son tour désemparé.

Pour te sortir de cette gêne, tu rangeas tes affaires dans ton sac sauf un de tes crayons porte bonheur, tes parents te l'avaient ramené du Canada. T'avais fait ça, histoire de souffler et de reprendre tes esprits. Putain. Tu arrives pas à le croire, t'arrives pas à croire qu'il te fait autant d'effet, ça te fout la rage Allie. Et tu tournas une nouvelle fois, la tête, fixant le tableau, faisant comme s'il n'était pas là. Et tu stagnais sur ce tableau, le regard dans le vide, t'étais dans ton monde Allie, un cadavre t'avait remplacé. Et tu sentis, tu sentis qu'il souriait, qu'il n'allait pas tarder à parler, à parler avec arrogance. Et ce fut le cas lorsque tu tournais ta tête dans sa direction, il souriait de toutes ses dents, prenant un air faussement triste et fier. "Voyons, pourquoi tant de froideur ? Après tout ce temps qu'on a passé ensemble. Tu me brises le cœur Allie." Tu souris à ton tour, un sourire provocateur, narquois. Et tu pris exactement le même ton que lui. "Oh, mais quel dommage, moi qui vous apprécie tellement !" finis-tu par dire avant de reprendre ton attitude de cadavre désœuvrée. "C'est ironique bien évidemment, comme si je t'appréciais." dis-tu avec froideur, la gorge noué tout en agitant ton crayon dans tout les sens, pas forcément convaincu par ta réplique.

"Je vois que les mots doux ce n'est encore pas pour aujourd'hui. Moi qui les attendais avec impatience. Je suis déçu." Dit-il en haussant les épaules en signe de résignation pour enfin se remettre droit sur sa chaise, et poser ses deux mains croisées sur la table. À cette parole, un très léger sourire apparu, qui aime bien châtie bien, non ? En effet, c'était ce qu'il se passait, comme chien et chat.

Il reprit bien vite la parole. "Tant pis, je vais me contenter de te dire ce que je fais là. Tu vois, j'ai fait preuve d'imprudence, j'ai été pris la main dans le sac. Je fouinais dans quelques choses que je n'aurais jamais dû avoir, et un de ces fameux gardiens s'est retrouvé pile à l'endroit où j'étais. J'ai été idiot alors j'ai coopéré, et me voilà ici. Mais peu importe." En voilà, une nouvelle. Tu n'y aurais jamais cru, on dit qu'il est toujours prudent, on dit qu'il ne se fait jamais prendre la main dans le sac. C'est que des rumeurs à ce que tu vois. Mais quand même, une chose te piquait à vif. Pourquoi avoir été si imprudent ? Et surtout quelle est la chose qu'il n'aurait jamais dû avoir. T'en avait franchement aucune idée. Et ça te foutait les nerfs intérieurement, tu voulais savoir.

Il te sortit de ta colère intérieure, en posant son regard sur toi, sur tes cheveux corbeau, aussi noir que les abysses, les ténèbres. Il t'apaisait, involontairement. "Je te renverrais bien la question, mais je pense qu'il y a un risque d'avoir une réponse aussi évasive que celle que tu m'as donnée sur le toit, n'est-ce pas ?" Tu restas de marbre cette fois, pensive. Toujours trop pensive. Il te faisait quoi putain. Tu le hais. Ta mine de crayon s'enfonça légèrement dans le bureau. Oui, tu es là, parce qu'il est parti. Ton bijou, ton frère. Ta seule famille et tu lui as craché à la gueule. Tu te hais aussi. Un instant, ton coeur se serra, et tu sentis les larmes montées. Mais tu te retenues, tu ne pleureras jamais devant, tu ne veux pas. C'est humiliant. Tu répondis alors sèchement. "Je n'allais pas en cour, content ?" fis-tu avec un brun de colère. Il te faisait chier, chier avec toutes ces questions, qui te forcent à en dire un peu plus sur toi. Pour toi Allie, tu n'es pas intéressante, on ne devrait jamais te parler. On ne devrait jamais s'intéresser à toi. Et ça te fait tellement bizarre que quelqu'un prend du temps avec toi, que tu ne sais pas comment réagir, que tu as peur, que tu t'énerves parce que tu contrôles rien. C'est ça le problème, tu aimes tout contrôler, mais cette rencontre bouscule tout dans ta tête.
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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Lun 12 Jan - 1:27

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Allie avait rétorqué à ses petits pics qu'il lui avait faits. Oh que oui, elle avait réagi, et presque de la façon dont Seth l'attendait, pas que c'est ces mots exacts qu'il pensait recevoir, mais plutôt le ton et l'attitude qui suivait. C'était tout à fait cela, un brin de provocation dans sa voix, sur son visage avec ce sourire se voulant narquois, puis son retour vers son air lugubre. Elle lui paraissait tout de même plus froide que lors de leur précédente rencontre, plus torturée, comme s'il y avait quelque chose qui ne fonctionnait as comme avant. Lui avait-il vraiment fait peur en lui touchant l'épaule ? Ou était-ce dû à un autre événement ? Une chose était sur, c'est qu'il n'en savait rien et on peut dire que cela le frustre relativement beaucoup. L'Américain finirait par trouver ce qui pouvait autant troubler la jeune femme, même s'il doit faire les recherches lui-même et au risque de se retrouver une nouvelle fois-là. Il devait bien y avoir une personne dans cet internat qui devait fréquenter l'Anglaise. Il chercha ces informations en sortant d'ici, c'était une certitude.

Et il la regardait, il ne perdait pas une miette du spectacle d'expression qu'elle tenter de cacher avec son masque d'impassibilité, mais qui par moment laisser une trace d'émotion à son insu. Elle était bien la seule chose personne dans laquelle il avait de l'intérêt dans la pièce. Même le surveillant, qui soit dit-en passant ne surveiller rien du tout, n'avait pas une once de ce je-ne-sais-quoi qui lui donnait autant d'intérêt pour la demoiselle aux cheveux corbeau. Puis il se demander maintenant, il se demandait si elle esquiverait encore la question en posant une autre question, ou si elle y répondrais. Il connaissait la réponse, mais la savoir sortant de sa bouche était la chose qu'il attendait. Était-ce parce qu'il aimait la saouler avec ces questions ? Parce qu'il voulait qu'elle réagisse ? Peut-être qu'il aimait tout simplement sa voix. Arriver à ce stade, il ne savait même plus pourquoi il lui avait demandé, et il se posait même des questions sur la raison de sa venue ici. Voulait-il vraiment en savoir plus sur la jeune femme ? Oui, la question ne se posait même pas. Mais pourquoi elle ? Pourquoi Allie, cette même Allie qui semblait froide et parfois même inanimée tant elle reste de marbre ? Pourquoi tant d'intérêt pour elle ? Ces questions lui tournaient en tête, comme si une spirale d'incompréhension avait pris place dans son propre petit crâne. Seth ne se comprenait même plus. Mais il fut sorti de ce pseudo-calvaire intérieur par la réponse sèche et sans douceur de la demoiselle.

« Je n'allais pas en cour, content ? »

« Ça, je le savais déjà. »  Dit-il s'en vraiment s'en rendre compte.

Mais il prit bien vite conscience de la bourde qu'il venait de faire. Sous-entendre qu'il connaissait la réponse à la question qu'il avait posée n'était pas bon pour lui. Peut-être ne ferait-elle pas attention à ce qu'il venait de dire, si c'était le cas, comprendrait-elle qu'il avait des recherches sur elle pour en arriver à savoir cela ? Dans quelle merde, il s'était foutu putain ? Il fallait qu'il trouve une manière embrayer sur un autre sujet, il devait parler et parler beaucoup pour essayer de la noyer dans son flot de paroles et pouvoir faire comme s'il n'avait rien dit. Faire profil bas et se taire ne le conduirait qu'à admettre son erreur. Son cerveau marchait à plein gaz, cherchant le moindre petit sujet qui pourrait le lancer dans un débat, même s'il devait parler seul pendant 5 minutes, il devait le faire. Le truc, c'est que rien n'avait l'air de vouloir venir et c'est ce genre de situation qui le faisait agir comme un idiot. Et comme un idiot la seule chose qu'il pouvait faire à cet instant, c'était détourné l'attention d'Allie sur autre chose, il se leva donc un peu de sa chaise pour extirper le stylo qu'elle tenait dans ses mains. C'était la seule chose qu'elle n'avait rangée dans son sac, il devait bien y avoir une raison. Avec ça, il l'a détourner de ses paroles mais en plus, il pouvait peut-être lui faire un peu de chantage. Un peu plus d'informations sur elle, et il lui rendrait peut-être. Au pire, si ça ne fonctionnait pas, il pourrait toujours garder le stylo en souvenir. Le gardant dans ses mains, il se mit à le contempler un peu en souriant.

« Dit moi, c'est si important pour que tu le gardes alors que tout le reste est rangé ? »  Il le pointa alors vers la demoiselle. « Ou tu n'y tiens pas et c'est juste un subterfuge pour que je ne tente pas de prendre tes autres affaires. Puisque tu sais que je suis un voleur, tu t'es dit qu'il fallait que tu fasses attention ? »  Il leva finalement le stylo vers le plafond. « Ou peut-être que je vois juste tes actes comme totalement autre chose. Ça doit être ça, j'ai tellement l'habitude que les gens agissent comme ça, que je prends tout leurs actes comme de la méfiance, même lorsque ça n'en est pas. »  Il le glissa enfin dans la poche de son jean.

Après réflexion, Seth se dit qu'il pouvait également utiliser ce qu'il savait déjà pour pouvoir approfondir. Un genre interrogatoire, il se base sur des faits connus et obtiendrait plus d'information. Le jeu en valait la chandelle, Allie ne pourrait pas fuir comme elle l'avait fait sur le toit, elle aurait à faire à des représailles. Elle était plus ou moins coincée ici avec le brun et juste pour ça, il jubilait.

« Enfin, maintenant, on va pouvoir parler, Allie. »  Dit-il sur un ton un peu plus bas. « Tu avais tout ce que tu voulais là-bas, n'est-ce pas ? Chez toi, la vie était facile. Alors pourquoi la drogue et le vol ? La vie était si dure à supporter pour une pauvre petite fille riche ? »

Il agissait comme la première des ordures, mais c'était sa façon de reprendre les rênes sur lui-même aussi. Il était presque obsédé par la jeune femme depuis quelques jours, et agir de la sorte lui permettait de brouiller les pistes, de ne pas laisser paraître ce détail. Il ne fallait pas qu'elle devienne plus importante que ça, il ne fallait pas qu'elle prenne plus de place dans son esprit, qu'elle reste Allie, le cadavre froid, cinglant et presque inexpressif pour lui. Elle devait être Allie et rien d'autre.


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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Mer 14 Jan - 20:13


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Janvier, cycle 2

Dès lors que tu avais balancé ton "Je n'allais pas en cours, content ?" Avec ton air sévère. Il répondit de suite. Un peu trop vite à ton goût d'ailleurs. Comme s'il savait déjà ce que tu allais dire. "Ça, je le savais déjà." Tu pivotas légèrement la tête vers lui, surprise, en fronçant les sourcils. Comment il pouvait savoir ça ? Il t'espionne ou quoi ? Non, non, tu l'aurais remarqué, n'oublions pas que tu es une paranoïaque née. Bon, c'est surtout dû à la drogue, mais bref. Il savait que tu n'allais pas en cour. Et ça, c'est quelque chose de bizarre. Ton cerveau se mit alors à fonctionner au quart de tour, cherchant dans votre dialogue une faille qu'il ait commise, histoire de te mettre sur la piste. Et là, tu te souvenus de la raison du pourquoi il était là. Et tout s'assembla par la suite. Ton cerveau se mit alors à fonctionner au quart de tour, cherchant dans votre dialogue une faille qu'il ait commise, histoire de te mettre sur la piste. Oui, tu as compris, tu as capté qu'il avait fouillé dans je ne sais quoi t'appartenant, enfin, tu supposais. T'en étais presque sur, ton dossier peut-être ? Ou alors il avait demandé à des mecs d'en savoir plus sur toi. Bref, dans les deux cas, c'est deux choses qui ne se font pas, c'est limite malsain. Putain, mais c'est qui ce mec. Tu eus de suite un haut-le-cœur. Putain. C'est quoi ce bordel. Tu tripotais nerveusement ton stylo pendant ce long silence.

Et il te sortit de ta torpeur en prenant ton crayon fétiche des mains. Putain, tu devenais rouge de colère là. Il se fout vraiment de ta gueule. Là à ce moment précis, t'avais juste envie de lui foutre ton poing dans la gueule. On ne touche pas sans ta permission, on ne prend pas non plus tes affaires sans ton accord. Et encore moins ce crayon. Ouais, encore moins ce putain de crayon. L'un des seuls souvenirs de tes parents. Tu serras les poings par instinct. Je ne sais vraiment pas comment tu gardes ton calme alors qu'il t'assaillit de question. De question, qui te fait mal. Qui te rappelle ta pauvre existence minable. "Dit moi, c'est si important pour que tu le gardes alors que tout le reste est rangé ?" Il le pointa alors vers toi, alors que tu l'observais, le regard perdu. Il cherche quoi là ? "Ou tu n'y tiens pas et c'est juste un subterfuge pour que je ne tente pas de prendre tes autres affaires. Puisque tu sais que je suis un voleur, tu t'es dit qu'il fallait que tu fasses attention ?" Il leva finalement le stylo vers le plafond. Toi, t'étais parti ailleurs, tu essayas de comprendre où il voulait en venir, il t'épuise putain. "Ou peut-être que je vois juste tes actes comme totalement autre chose. Ça doit être ça, j'ai tellement l'habitude que les gens agissent comme ça, que je prends tout leurs actes comme de la méfiance, même lorsque ça n'en est pas." Il le glissa enfin dans la poche de son jean. Là, tu prends sur toi, encore une fois. Tu lâche juste un soupir, serrant un peu plus les poings. Tu ne dis rien. Tu fermes ta gueule. Mais putain, dans ta tête, c'est le rodéo. Mais où il va cherche tout ça putain ? C'est qu'un stylo, pourquoi tu t'embêterais à tout cacher, sachant que s'il le veut, il pourra le voler par la suite. C'est inutile, ces questions veulent juste brouiller des pistes. Putain, ce mec. T'as même plus d'adjectifs pour le qualifier. Ou si, insaisissable.

Et là, d'un coup, il te dit d'une voix plus basse, d'une voix plus sérieuse, qui te fait hérisser le poil. "Enfin, maintenant, on va pouvoir parler, Allie." Tu le regardas comme à ton habitude, comme un cadavre, tu restais de marbre depuis tout à l'heure. T'as vraiment de la patience. Mais ce qui va suivre, va te mener à bout. "Tu avais tout ce que tu voulais là-bas, n'est-ce pas ? Chez toi, la vie était facile. Alors pourquoi la drogue et le vol ? La vie était si dure à supporter pour une pauvre petite fille riche ?" De quel droit, il ose, te dire ça ? Il ne sait pas ce que c'est lui d'être une crasse, un pantin, une fille que les parents rejettent. Une fille invisible ou simplement montrer du doigt à chaque pas effectué, parce qu'elle se came. Il ne sait pas ce que c'est lui. Oh que non. Il ne sait pas ce que c'est lui, d'être vide, d'être dénuée de toute émotion. De ne penser que la seule solution à cet être cadavérique, c'est la mort. Non, il ne sait pas ce que lui. Il ne sait pas non plus, que tu te hais, tu hais chaque parcelle de ton corps, qui a été beaucoup trop de fois touchées pour ne pas être seule. Il connaît peut être même pas la solitude et peu importe, il n'a pas ta vie. T'a peut être été bercé dans un château doré, mais ça s'arrête là, t'as toujours été transparente Allie. Et ça te fait mal. Putain, ça te fait mal, quand il te fout ça dans la geôle. T'as les yeux au bord des larmes, mais tu te pinces pour éviter de chialer comme tu fais chaque soir, depuis trop longtemps.

Et tu te levas, fis tomber ta chaise en arrière et lui assignas une droite monumentale. Et tu te rassieds t'excusant auprès du surveillant, qui s'en fichait limite éperdument et partis de la salle, normal. "Putain, ça fait du bien." Dis-tu, en frottant ton poignet. Tu pris alors une inspiration. "Tu sais ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on a tout. Au contraire. J'aurais préféré être pauvre. Je hais l'argent. Ça a causé ma perte." Tu le fixas alors et mis sa chaise en face de toi, brutalement. Je sais vraiment pas d'où tu puises cette force, surement de la colère. Tu posas tes mains sur ses deux genoux et un frisson te parcouru l'échine.Tes joues rosirent sans demander ton consentemment mais à ce moment là, tu t'en fichais éperdument. Tu voulais lui faire exactement le même interrogatoire. "Et maintenant à nous deux aussi Seth. Tu as autant de chose à cacher que moi. Alors dit, moi, d'où proviennent toutes ces informations, de mon dossier ? D'une personne ? Si oui, tu vas me dire son nom, j'irais lui remettre les neurones en place au passage. Et dit moi, pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu veux toutes ces informations sur moi ? Je t'obsède, c'est ça ? Toi non plus, t'as jamais connu une personne qui t'intéressait aussi fortement, c'est ça ? Allez, raconte-moi tout Seth." Fit - tu en te rapprochant petit à petit de ses lèvres tout en le fixant. On ne peut pas nier qu'à ce moment-là, tes joues rosirent. Mais tu voulais l'impressionner et tu ne sais pas pourquoi, tu voulais lui prouvé qu'il n'y avait pas que la Allie cadavérique. Ouais, tu ne sais pas pourquoi. Tu ne sais pas pourquoi, tu as dit tout ça non plus. Et puis, c'était aussi un subterfuge pour prendre le crayon qui dépassait de sa poche. Et puis, enfin, tu te remis à ta place. "Merci pour le crayon, c'est un souvenir de mes... Parents, si tu veux tout savoir". Dis-tu, reprenant ton ton froid avec un brun d'amertume en prononçant parents.
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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Sam 28 Mar - 12:58

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Il les avaient bien posé, toutes ces questions, il voulait les réponses maintenant. Elles n'étaient pas sorties au moment opportun, mais il lui fallait absolument autre chose sur l'instant. L'atmosphère qui les entourait avait changé au même titre que le ton que Seth avait utilisé pour ses dernières questions, il était devenu plus lourd, plus froid, comme si quelque chose de grave allait arriver sous peu. Le brun ressentit la pression de cette atmosphère, ses épaules s'étaient faite plus lourdes, un poids avait pris place sur sa poitrine, il ne pouvait l'expliquer, mais il sentait mal les prochaines minutes. De ce fait, son souffle s'était légèrement coupé lorsqu'il entendit le glissement de la chaise d'Allie, qui venait de se lever soudainement, sentant un impact quelconque proche, elle allait agir, réagir, bouger, vivre un instant pour quelque chose que Seth n'apprécierait pas franchement. L'Américain n'eut même pas le temps de tourner la tête que l'impact, physique cette fois, se fit. Les pieds arrières de sa chaise flottèrent pendant quelque secondes dans les airs, avant de rejoindre le sol une nouvelle fois dans un fracas, c'est au même titre qu'une violente douleur se fit ressentir sur la joue du garçon, une douleur qu'il n'avait pas ressenti depuis un moment.. Presque depuis qu'il était entré à l'internat pour tout dire. Il porta rapidement sa main sur sa joue, la frottant avec un légère insistance, avant de vérifier dans un mouvement de mâchoire qu'il n'en avait pas perdu l'usage. S'il y avait une chose à laquelle il ne s'attendait pas, c'était bien de recevoir une droite de la part d'Allie. Et il faut dire qu'elle n'y avait pas été de main morte, sa joue devait bien avoir pris une teinte rouge écarlate, peut-être même pouvait-on y apercevoir un ou deux de ses os métacarpiens imprimés sur le visage du jeune homme. Seth regarda donc dans la direction de la jeune femme, un mélange de stupeur et de colère collé au fond des yeux. Elle venait de s'excuser auprès du surveillant, qui soit dit en passant, n'en avait éperdument rien à foutre de ce qui venait de se passer et quitta la pièce comme pris de peur de s'en prendre un aussi. Elle posa de nouveau son fessier sur la chaise et tout en frottant son poignet, elle s'exclama.

« Putain, ça fait du bien » Puis elle prit une inspiration. « Tu sais ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on a tout. Au contraire. J'aurais préféré être pauvre. Je hais l'argent. Ça a causé ma perte. » Elle le fixa et pris ensuite la chaise du brun, pour la caler face à la sienne, d'une force que Seth n'aurait même pas imaginé. Elle posa ses deux mains sur les genoux du garçon, qui s'était inconsciemment collé au dossier de sa chaise, recherchant à fuir cette proximité qu'elle venait juste d'établir. « Et maintenant à nous deux aussi Seth. Tu as autant de chose à cacher que moi. Alors dit, moi, d'où proviennent toutes ces informations, de mon dossier ? D'une personne ? Si oui, tu vas me dire son nom, j'irais lui remettre les neurones en place au passage. Et dit moi, pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu veux toutes ces informations sur moi ? Je t'obsède, c'est ça ? Toi non plus, t'as jamais connu une personne qui t'intéressait aussi fortement, c'est ça ? Allez, raconte-moi tout Seth. » Dit-elle tout en rapprochant son visage de celui de Seth.

Ce geste eut pour effet de déstabiliser le brun ; il avait détourné le regard quelques secondes. Il n'avait pas peur, loin de là. Juste que la soudaine proximité du visage de la jeune femme l'avait pris au dépourvut. S'il n'était pas encore un peu sous le choc du coup qu'il avait reçu auparavant, peut-être aurait-il rougi, quoi que cela n'ait pas changé grand chose vu que l'une de ses joues n'aurait pas pu prendre une teinte supérieure à celle qu'elle possédait déjà. Ses lèvres s'entrebâillèrent sous l'envie de rétorquer à la jeune femme, mais celle-ci prit le stylo qu'il lui avait « subtilisé » avant de s'asseoir de nouveau.

« Merci pour le crayon, c'est un souvenir de mes... Parents, si tu veux tout savoir »

« La droite n'était pas nécessaire. M'enfin, j'ai réussi à t'extirper plus que ce que j'aurai pu imaginer avoir, c'est donc un mal pour un bien, ne penses-tu pas ? » Lui dit-il en laissant échapper un rire étouffer.

Bien qu'il ressentît encore une vive douleur, cela ne l'avait pas refroidi pour autant. Et s'il avait dû renoncer à ce qu'il voulait à chaque coup de point qu'il avait reçu, il ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Ce n'est pas un hématome qui arrêterait le brun, il en avait reçu des bien plus violent, par des hommes biens plus baraqués que ne pourrait l'être Allie. Enfin, il posa ses avant-bras au endroit-même ou la demoiselle aux cheveux corbeau avait posé ses mains auparavant. Il leva ensuite son regard vers elle.

« Tu es sûr de les vouloir ces réponses ? Tu ne vas pas regretter de savoir ce que j'ai fait ? Vas-tu prendre peur, vas-tu fuir si je te révèle tout ça ? » Il frotta de nouveau sa joue qui lui lançait un peu violemment. « Tu as un sacré droit, je dois dire. » Plaisanta-t-il sur le coup. « Soit, ces infos, je les ai obtenues de moi-même, enfin presque, tu connais mon goût prononcé pour l'usage de mes semblables, n'est-ce pas. Enfin, j'ai voulu ton dossier, je l'ai obtenu, c'est tout ce que tu as besoin de savoir. Pourquoi ? La raison est simple, tu ne réponds pas à mes questions, alors je me débrouille pour en avoir les réponses. »

Si elle l'obsède ? Oh que oui, elle obsède, mais il ne lui en dira pas un mot, non, jamais. Il lui cachera tant qu'il le peut, jusqu'au moment ou il craquera et commettra quelque chose de stupide. Ce qui semble plus proche qu'il ne pourrait le penser.

« Si tu m'obsèdes, tu aimerais le savoir ? Peut-être que tu aimerais que ça soit le cas ? J'ai cru comprendre que tu avais de l'intérêt pour ma personne Allie. » Il la fixa, un sourire pris place au coin de ses lèvres avec une volonté de la faire réagir une nouvelle fois. « Viendrais-tu de me faire un aveu ? Je t'intéresse ? Dis-moi tout. Ça te fait quel effet de savoir que je te surveille ? Que je fais des recherches sur toi ? Ça te fait peur ? »

Il se leva, maintenant qu'ils étaient seul dans la pièce, il n'hésiterait plus. Il se glissa rapidement dans le dos d'Allie, avant de se baisser pour lui chuchoter à l'oreille.

« Que vas-tu faire, si là, je te touchais, comme la dernière fois. Vas-tu fuir encore une fois ? Me frapper peut-être ? Dis-moi tout.» Il se rapprocha encore un peu « Je suis curieux. Allie. » Il se recula ensuite pour venir se remettre face à elle, l'observant, ignorant la douleur venant du côté gauche de son visage.   


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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Sam 28 Mar - 15:30


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Tu lui avais assigné une droite monumentale qui te fit même mal à la main que tu dus la secouer un peu pour estomper la douleur. Lui était choqué. Il ne pensait sûrement pas que tu allais le gifler, que tu pouvais avoir une telle force. Et bien si. Quand tu es énervée ou que tu perds le contrôle ça te met dans un état pas possible. Et là, ce fut le cas. Il porta alors rapidement sa main sur sa joue devenue rouge pivoine. Tu étais fière de toi. Et tu lui souris. Un sourire bien évidemment sarcastique. Et il te regarda, tu pouvais lire dans ses yeux de la colère et l'étonnement. Ce qui est normal quand tu viens de te prendre une droite par une fille, mais tu étais aussi dans ce même état. Tu étais étonnée de toi-même et tu étais très irritée par ses questions. Il t'avait blessé pour en savoir plus sur toi. Pourquoi ? Pourquoi voulait-il savoir tout ça ? Pourquoi était-il obligé de se montrer si manipulateur et blessant ? Et surtout pourquoi c'est ce côté que tu aimais de lui ? Pourquoi il t'intéressait autant ? Tu n'en savais rien, tu perdais une fois de plus le contrôle et à l'intérieur de toi, tu fulminais. Tu le questionnas alors par la suite comme il l'avait auparavant, quand tu posas tes mains sur ses genoux, c'est comme s'il était près à fuir. Il n'avait pas peur de toi quand même ? Qu'est-ce qu'il se passait dans sa tête pour qu'il est envie de fuir ?

Et lorsque tu rapprochas son visage du sien, vos lèvres à proximités, il détourna le regard quelques secondes. Mais c'était deux secondes de trop pour que tu comprennes alors ce qu'il se passait dans sa tête, tu lui faisais de l'effet comme il te faisait de l'effet parce que tes joues avaient rosi. Alors qu'il voulut parler, tu lui pris le stylo qu'il t'avait volé et tu te remis à ta chaise comme si de rien n'était, le remerciant ironiquement de lui avoir redonné le crayon et lui confiant que c'était un souvenir de tes parents. Belle erreur que tu avais faite. Il voulait des réponses à ses questions, et toi, tu lui en donnais. Mais après tout, ce n'était peut-être pas si mal que ça ?

"La droite n'était pas nécessaire. M'enfin, j'ai réussi à t'extirper plus que ce que j'aurai pu imaginer avoir, c'est donc un mal pour un bien, ne penses-tu pas ?" Lui dit-il en laissant échapper un rire étouffer. Tu ne répondis rien. L'ignorance est l'une des pires souffrances hein. Tu es la championne pour ça. Tu soupiras juste, tu avais fait une bourde. Quand tu es avec lui pleins de choses t'échappent et ça te terrifie.

Alors que tu étais encore une fois dans tes pensées, te torturant l'esprit pour savoir ce qu'il voulait vraiment, il te fit sortir encore une fois de ton esprit. Et un frisson te parcourut le corps lorsqu'il posa ses avant-bras au même endroit que tu avais posé tes mains auparavant sur lui. Tout ça n'était qu'un jeu pour lui et il aimait jouer avec toi. Il leva le regard alors sur toi, tes joues étaient devenues coquelicot. Mais tu ne détournas pas le regard pour autant. Il pouvait très bien penser que c'était par pure colère qu'elles étaient rouges et non par parce qu'il te faisait de l'effet.

"Tu es sûr de les vouloir ces réponses ? Tu ne vas pas regretter de savoir ce que j'ai fait ? Vas-tu prendre peur, vas-tu fuir si je te révèle tout ça ? " Il frotta de nouveau sa joue qui lui lançait un peu violemment. Tu hochas la tête, pour lui dire que tu voulais savoir, tu ne voulais pas parler, tu ne voulais plus parler, de peur de faire encore erreur, de peur de perdre encore le contrôle qu'en réalité, tu as déjà perdu. Et tu voulais encore moins qu'il sache que tu as peur de lui, que tu fuirais surement. "Tu as un sacré droit, je dois dire." Plaisanta-t-il sur le coup. Tu le fixas et lui souris, un sourire faux qui puait le sarcasme. Du genre "t'avait qu'à pas me chercher !" "Soit, ces infos, je les ai obtenues de moi-même, enfin presque, tu connais mon goût prononcé pour l'usage de mes semblables, n'est-ce pas. Enfin, j'ai voulu ton dossier, je l'ai obtenu, c'est tout ce que tu as besoin de savoir. Pourquoi ? La raison est simple, tu ne réponds pas à mes questions, alors je me débrouille pour en avoir les réponses." Tu restais silencieuse, le fixant encore et toujours, tu savais qu'il n'avait pas fini de parler, et la suite, tu le redoutais.

"Si tu m'obsèdes, tu aimerais le savoir ? Peut-être que tu aimerais que ça soit le cas ? J'ai cru comprendre que tu avais de l'intérêt pour ma personne Allie." Et il te fixa, mais tu te contrôlais, et tu ne laissais rien échapper. Du moins, tu essayais, parce que tes joues devenues encore une fois rouge. "Viendrais-tu de me faire un aveu ? Je t'intéresse ? Dis-moi tout. Ça te fait quel effet de savoir que je te surveille ? Que je fais des recherches sur toi ? Ça te fait peur ?"

Il se leva, maintenant que vous étiez seul dans la pièce. Il se glissa rapidement dans ton dos, de la chaleur émanait de lui, un frisson te parcourut encore une fois le corps. Il fallait que tu fumes et vite. Et il se baissa pour te chuchoter à l'oreille "Que vas-tu faire, si là, je te touchais, comme la dernière fois. Vas-tu fuir encore une fois ? Me frapper peut-être ? Dis-moi tout." Il se rapprocha encore un peu, alors que toi, tu reculais par instinct, parce que cette proximité te gênait. "Je suis curieux. Allie." Il se recula enfin pour venir se remettre face à toi, t'observant. Ton cœur avait cessé de bondir, il était revenu à un rythme normal. Maintenant, il fallait que tu répondes. Un sourire carnassier se dessina sur tes lèvres. "Me toucher comme ça ?" Fis-tu en caressant légèrement et avec une douceur surprenante son épaule. "Hum, je pense que j'aurais fui, je n'aime pas le contact. Tu as dû le remarquer non ?" Mentis-tu. Tu n'aurais pas fui. Tu n'aurais pas pu. Tu serais restée plantée comme une conne parce que ton rythme cardiaque aurait accéléré.

Tu fis quelques pas vers lui. "Je ne te crois pas quand tu dis que la seule raison est que je ne t'ai pas donné les réponses que tu voulais. Sinon, pourquoi serais-tu encore là, tu as bien lu mon dossier non ? Tu sais maintenant presque tout de moi. Alors pourquoi es-tu toujours là ?" Tu étais rusée Allie. Très, tout comme lui l'était. "Tu dis que je ne t'obsède pas, mais pourtant, les rumeurs disent que tu ne t'intéresses à personne, alors pourquoi voler mon dossier et le lire dans ta chambre pendant les heures de cours ? Hein ? Dis-moi tout Seth, si je ne t'obsédais pas autant, tu n'aurais pas pris ce risque. Tu es quelqu'un de beaucoup trop réfléchi et prudent pour prendre un risque si audacieux" Tu pris une pause. "Je me pose même la question, si tu n'as pas fait exprès de te faire coller en même temps que moi, rien que pour me voir. N'est ce pas vrai Seth ?" Fis-tu songeuse.

Tu t'approchas alors dangereusement de lui, il voulait jouer, vous jouerez. Tu es de nature joueuse. Collée à lui, tu pouvais sentir son cœur battre, il pouvait aussi discerner le tient, bien que tu fasses du mieux possible pour qu'il reste calme. Tu lui chuchotas à l'oreille "Je te retourne la question Seth, si tu m'intéressais, si je faisais des recherches sur toi derrière ton dos, comment réagirais-tu ?" Tu fis une pause, ton cœur battait trop vite. Tu avais chaud, tes joues te trahissaient. "Pour répondre à ta question, oui ça me fait peur, mais c'est à la fois excitant. Bizarre comme sentiment non ?" Dis-tu.
Tu te retournas précipitamment, faisant jouer tes doigts sur la table, avant de lui faire volte-face. Tu jouais. "Je suis aussi curieuse que toi Seth, ça nous fait un point commun. Mais lequel de nous deux arrivera à avoir en premier ce qu'il veut vraiment ?" Finis-tu par dire avec une pointe de mystère.

Tu allas par la suite chercher dans ton sac un joint, et l'allumas comme si de rien n'était. Comme si rien ne t'avais touché, comme si ton cœur ne s'était jamais emballé. Et ça s'était l'effet du joint, il t'apaisa alors que lui faisait monter une adrénaline encore inconnue en toi. Tu lui en balanças un avec un briquet. "Si tu veux, c'est pour toi, je suis de nature généreuse, tu sais pourquoi maintenant." Fis-tu encore une fois sarcastique.
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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Dim 29 Mar - 3:26

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Encore une fois, il jouait, oui, il bluffait même, comme dans une partie de poker. Il ne voulait pas laisser transparaître ce qu'il se passait à l'intérieur de sa tête. Si elle savait tout ce qu'il se passait dans sa tête, s'en était fini de lui, elle découvrirait bien trop de choses, bien trop vite et il refusait catégoriquement de se faire avoir par la jeune femme, pas maintenant. Enfin jusque-là, il pensait s'en être bien sortit. Alors il venait tout juste de s'asseoir de nouveau sur sa chaise, regardant Allie, il discernait ses traits plutôt clairement malgré le contre-jour. Son visage fin et le sourire qui avait pris place sur celui-ci, un sourire qui ferait presque peur, tant ce qu'il semblait impliqué ne s'annonce pas de bons augures. Contre toute attente, le geste qu'eut la demoiselle face à lui, bien qu'il l'ait surpris, ne lui fut pas entièrement déplaisant. « Me toucher comme ça ? » Une chaleur se propagea au niveau de l'épaule du brun tandis qu'elle poursuivit. « Hum, je pense que j'aurais fui, je n'aime pas le contact. Tu as dû le remarquer non ? » Puis elle ne fit quelque pas vers lui, tandis qu'il s'enfonça sur sa chaise en tentant de prendre une position décontractée. Qu'est-ce qu'elle lui resservait à présent ? Il le redoutait.

 « Je ne te crois pas quand tu dis que la seule raison est que je ne t'ai pas donné les réponses que tu voulais. Sinon, pourquoi serais-tu encore là, tu as bien lu mon dossier non ? Tu sais maintenant presque tout de moi. Alors pourquoi es-tu toujours là ? Tu dis que je ne t'obsède pas, mais pourtant, les rumeurs disent que tu ne t'intéresses à personne, alors pourquoi voler mon dossier et le lire dans ta chambre pendant les heures de cours ? Hein ? Dis-moi tout Seth, si je ne t'obsédais pas autant, tu n'aurais pas pris ce risque. Tu es quelqu'un de beaucoup trop réfléchi et prudent pour prendre un risque si audacieux » Elle fit une pause  «Je me pose même la question, si tu n'as pas fait exprès de te faire coller en même temps que moi, rien que pour me voir. N'est ce pas vrai Seth ? »

Elle parlait, amplement plus que ce qu'il aurait pu attendre d'elle. La silencieuse Allie avait enfin décidé de prendre la parole, bien que les questions qu'elle posait ne plussent pas au brun. Elle voulait en savoir beaucoup trop pour le confort de l'Américain, elle semblait même deviner, ou peut-être déchiffrer ses intentions. Il n'aimait pas cela, il redoutait qu'elle le piège en le poussant à avouer. Il ne fallait pas qu'il craque, non, ce serait trop facile pour elle. Il ne voulait absolument pas lui rendre la tache facile, s'il lui disait tout maintenant, il n'aurait plus de substance lui-même pour tenter de la faire parler et ça, il se le refusait catégoriquement. Alors il l'écoutait, il l'écoutait poser ces questions sans l'interrompre, sans protester, évitant le moindre son de sortir de sa bouche et Dieu sais à quel point c'est dur pour lui. Le Seth qui refuse de voir les gens se taire en était réduit à faire ce dont il avait horreur tandis qu'elle prenait l'initiative de s'approcher de lui. Elle était excessivement proche de lui, trop proche pour qu'il n'ait aucune réaction, la température de son corps grimpée en flèche et son rythme cardiaque ne lui semblait plus aussi ordonnée qu'avant. C'est alors qu'elle lui chuchota.

« Je te retourne la question Seth, si tu m'intéressais, si je faisais des recherches sur toi derrière ton dos, comment réagirais-tu ? » Elle fit une pause. « Pour répondre à ta question, oui ça me fait peur, mais c'est à la fois excitant. Bizarre comme sentiment non ? » La demoiselle se détourna de lui, jouant des doigts sur la table avant de revenir à lui. L'Américain avait l'impression que son corps frissonné à chacun des mouvements de la femme aux cheveux corbeau. « Je suis aussi curieuse que toi Seth, ça nous fait un point commun. Mais lequel de nous deux arrivera à avoir en premier ce qu'il veut vraiment ? »  

Finit-elle avant de se désintéresser de lui, fouillant dans son sac. Seth en profita rapidement pour se remettre de ses émotions. Elle avait vraiment le don pour le faire entrer dans différent état mental et physique en un temps relativement court. Se replaçant correctement sur sa chaise, il passa une main sur sa mâchoire lui rappelant le coup qu'elle lui avait porté. Lorsqu'elle revint finalement à lui, il aperçut le joint allumé contre ses lèvres, une moue fit son apparition sur le visage du garçon. Il se fichait pas mal de ce qu'elle se foutait dans les poumons, de toute façon, il ne pensait que quoi qu'il puisse dire lui ferait arrêter. Puis, lui-même n'était pas contre une fois de temps en temps, mais dans le cas présent, il avait peur que cela puisse ralentir la moindre avancée qu'il aurait pu faire avec elle. Qu'est-ce qui allait suivre si son état changé ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps, elle venait de lui en jeter un accompagné d'un briquet tout en ajoutant. « Si tu veux, c'est pour toi, je suis de nature généreuse, tu sais pourquoi maintenant. » Il se contenta de le poser sur la table à côté de lui, gardant tout de même sa main dessus. Il ne se sentait pas de le prendre dans un cas comme celui-ci, il voulait avoir l'esprit clair. Il profita donc de ce moment pour faire de nouveau vibrer ses cordes vocales.


« Pourquoi je suis là. Je te l'ai donné cette réponse non ? Je suis là parce que justement, je voulais en savoir plus sur toi, et parce que j'en sais plus sur toi, je me suis retrouvé là. Tu l'as voit la logique ici ? » Il soupira. « Ne t'ai-je pas dit de ne pas te fier aux rumeurs ? Et tes sources sont mauvaises, j'ai de l'intérêt pour un tas de personnes ici. Enfin, je vois que tu ne taris pas d'éloge à mon égard, selon toi, je suis prudent et réfléchît.. Je suis flatté, vraiment. » Un sourire s'étira sur son visage. « Quant à aller jusqu'à me faire coller pile au même moment que toi, je te dirais que peut-être le hasard fait bien les choses... Ou que peut-être, que tu as raison. Dans tous les cas, dis-toi que j'ai forcement une raison qui m'a poussé à le faire et que celle-ci pourrait ne pas te plaire.» Il jouait avec le briquet qu'il avait qu'Allie lui avait jeté, le tapotant sur la table. « Comment je réagirais si te renseignait sur moi ? Je pense que je serais tiraillé entre me sentir flatter et le fait de te trouver carrément flippante, ou peut-être même les deux. Mais est-ce que tu te renseignes sur moi Allie ? Tu écoutes les rumeurs, n'est-ce pas ? Ce n'est pas une façon de te tenir au courant de ce qu'il se dit sur moi ? Ce n'est pas indirectement ce que je fais ? »

Il porta alors son regard sur Allie, un nuage de fumée entourant sa silhouette, lui donnant un aspect fantasmagorique aux yeux du garçon. Il avait nié l'évidence dans sa tirade, il avait tout nié en bloc. Oui, elle l'obsédait. Oui, il n'avait de vrais intérêts que pour elle. Oui, il avait organisé les choses pour se retrouver dans la même pièce qu'elle. Il ne supportait pas le fait qu'elle ait deviné aussi vite, qu'elle puisse le comprendre juste en le regardant. Il ne voulait pas qu'elle puisse avoir de l'emprise sur lui, bien qu'inconsciemment, ce fut déjà le cas. Il lui fallait reprendre les rênes, d'une façon ou d'une autre. Il se pencha alors un peu en avant, attrapant le bas de la chaise d'Allie, il tira violemment dessus pour se retrouver pile face à elle, pour qu'elle ne puisse regarder nulle part ailleurs. Il aspira la fumée qu'elle rejetait à ce moment même, posant ses bras de part et d'autre d'elle. L'emprisonnant entre son propre corps et le dossier de la chaise.


« Je crois, Allie, que je possède plus d'information sur toi, que tu n'en possèdes sur moi. Alors je pense qu'il est plus probable que je soit celui qui gagne aux finales. » Il laissa tomber ses bras sur le siège de la jeune femme, rapprochant un peu plus son visage de celui de la demoiselle. « Et si tu veux tout savoir. Tu es destructrice, Allie, et c'est peut-être ça qui m'intéresse chez toi. » Lui chuchota-t-il avant de revenir à sa position initiale.  




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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Mar 31 Mar - 20:54


CORPSE²


Janvier, cycle 2

Lorsqu'il t'avait demandé ce que tu ferais s'il te touchait une seconde fois, tu pris un air comme celui d'une sadique, comme celui d'une fille qui veut tout simplement jouer. Tu posas légèrement et doucement ta main sur son épaule, tu lui faisais une petite caresse qui te fit rougir au passage. Putain, c'est dingue, tous ces rougissements en sa présence devraient être comptés en milliard ! Mais lui était bien trop surpris pour s'en rendre compte et il ne broncha pas, rien.Lorsqu'il t'avait demandé ce que tu ferais s'il te touchait une seconde fois, tu pris un air comme celui d'une sadique, comme celui d'une fille qui veut tout simplement jouer. En tout cas, toi ce geste t'avais fait quelque chose, tu t'étais rendue compte que tu pouvais être douce, que tu étais encore la petite Allie d'autre fois, qu'elle était encore en toi et qu'elle essayait d'y sortir. Mais non, tu ne voulais pas, tu ne voulais pas qu'elle revienne. Cette fille, c'est le passé. Et comme dit Sia dans une chanson "hier est mort et enterré et aujourd'hui est ainsi, mets ton passé dans un livre, et brûle les pages et laisse les cuire." Ironie du sort parce que ton passé te hantait encore et toujours et faisait de ton présent quelque chose de morbide, de cadavérique tout comme toi.

Après avoir fait ta petite scène, tu t'avanças vers lui, lui reculait pour essayer de prendre une position décontractée. Il s'était fait griller par ton œil en moins de deux. C'est vrai la nouvelle Allie était dangereusement observatrice. Tu ricanas comme pour lui dire, ne cherche pas à faire le type décontracté, je suis trop observatrice pour laisser passer ça. Et tu pris la parole, tu savais au fond de toi qu'il y avait une autre raison, mais tu l'ignorais, et ta curiosité te piquait à vif. Tu faisais tout pour lui faire cracher le morceau, parfois, tu croyais qu'il allait le faire, étant donné que c'est un éternel bavard. Mais rien ne sortit de sa bouche. Rien. Tu trouvais ça bizarre. Tu le regardais d'un œil dubitatif. Et pour le faire réagir, du moins essayer, tu t'approchas de lui. Assez pour sentir la chaleur dégager de son corps, assez pour entendre son cœur qui battait à un rythme régulier. Tout comme toi en réalité. Tu jouais, tu jouais avec lui comme lui le faisait. Et pour une fois, tu t'amusais. Après l'avoir fait tourner en bourrique et le harceler de question, tu fouillas dans ton sac pour fumer un joint, pour que ton cœur arrête de battre si vite, pour que tu puisses réfléchir comme tu le faisais avant. Tu lui donnas au passage un joint et un briquet en lui disant une réplique sarcastique.

Une moue apparut sur le visage de Seth, comme s'il te réprimandait sur le fait que tu fumes des joints ou peut-être autre chose qui sait ? Après tout, tu n'es pas dans sa tête. Et il ne voulait pas fumer à ce que tu voyais, il posa son joint sur la table alors qu'il gardait sa main au-dessus, hésitant à le fumer. Sûrement parce qu'il avait peur de ne pas réfléchir comme il le faisait. C'est ce que tu supposas. "Tu as peur de ne plus réfléchir comme tu le fais, si tu le fumes hein ?" Fis-tu.

Un silence s'interposa entre vous. Et cette fois, c'était à lui de parler, de faire vibrer ses cordes vocales. "Pourquoi je suis là. Je te l'ai donné cette réponse non ? Je suis là parce que justement, je voulais en savoir plus sur toi, et parce que j'en sais plus sur toi, je me suis retrouvé là. Tu l'as voit la logique ici ? " Il soupira et toi aussi, parce que ce n'était pas la réponse que tu attendais. Mais au faite Allie, tu attendais quoi comme réponse ? Toi-même, tu ne le savais ou du moins, tu ne voulais te l'avouer. Il reprit "Ne t'ai-je pas dit de ne pas te fier aux rumeurs ? Et tes sources sont mauvaises, j'ai de l'intérêt pour un tas de personnes ici. Enfin, je vois que tu ne taris pas d'éloge à mon égard, selon toi, je suis prudent et réfléchit.. Je suis flatté, vraiment. "

Un sourire s'étira sur son visage. "Quant à aller jusqu'à me faire coller pile au même moment que toi, je te dirais que peut-être le hasard fait bien les choses... Ou que peut-être, que tu as raison. Dans tous les cas, dis-toi que j'ai forcement une raison qui m'a poussé à le faire et que celle-ci pourrait ne pas te plaire." Te dit-il tout en jouant avec ton briquet. Ta curiosité te piquait à vif encore une fois, et sans même réfléchir, tu lui demandas : "Et quelle est cette raison ?"

Le silence encore une fois, il allait répondre peut-être à ta question plus tard, qui sait ? En tout cas, il continuait de parler, il n'avait pas fini. "Comment je réagirais si te renseignait sur moi ? Je pense que je serais tiraillé entre me sentir flatter et le fait de te trouver carrément flippante, ou peut-être même les deux. Mais est-ce que tu te renseignes sur moi Allie ? Tu écoutes les rumeurs, n'est-ce pas ? Ce n'est pas une façon de te tenir au courant de ce qu'il se dit sur moi ? Ce n'est pas indirectement ce que je fais ? " Tu ne dis rien cette fois, tu savais qu'il n'avait pas fini de te parler. Tu restais de marbre.

Il porta alors son regard sur toi, tu le regardais toi, aussi, attendant ce qu'il allait le faire, le défiant du regard même. Il se pencha alors un peu en avant, attrapant le bas de ta chaise, il tira violemment dessus pour se retrouver pile face à toi, pour que tu ne puisses regarder nulle part ailleurs. Il aspira la fumée que tu rejetais à ce moment même, posant ses bras de part et d'autre d'elle. L'emprisonnant entre son propre corps et le dossier de la chaise. Tu eus un frisson. Encore une fois, vos corps étaient proches, trop proches, il faisait accélérer ton rythme cardiaque alors que tu fumais justement pour le calmer, mais ce n'était pas suffisant. Tes joues rosirent à son contact, ces putains de rougissement te faisaient perdre le contrôle. "Je crois, Allie, que je possède plus d'information sur toi, que tu n'en possèdes sur moi. Alors je pense qu'il est plus probable que je soit celui qui gagne aux finales." Il laissa tomber ses bras sur ton siège, rapprochant un peu plus son visage du tien. Un haut-le-cœur fit son apparition. Putain, il jouait à quoi ? "Et si tu veux tout savoir. Tu es destructrice, Allie, et c'est peut-être ça qui m'intéresse chez toi." te chuchota-t-il avant de revenir à sa position initiale.

Cette fois, tes joues redevenues pales, translucides, comme si un fantôme venait de passer devant ton visage. Le mot destructrice te hantait, c'était ce que tu avais retenu le plus sur ses paroles. Tu ne dis rien pendant un moment.

"Je ne me renseigne pas forcément sur toi, mais sur tout le monde. J'ai besoin de connaître qui est qui. Qui fait quoi et pour quelles raisons pour savoir comment me comporter avec eux, pour pouvoir contrôler" fis-tu dans un souffle. Tu venais de révéler un de tes défauts, celui d'être une maniaque du contrôle. Tu fis une pause avant de reprendre nonchalamment, évasive persuadée que c'est toi qui as raison et non pas lui. "Si tu dis que je me renseigne sur toi, alors oui, je me renseigne. Mais je sais discerner le vrai du faux. Et ce que tu dis est faux. Mais tu me le diras une fois que tu auras compris comment moi, je fonctionne et surtout quand tu seras prêt." Finis-tu par dire, lasse.

Tu tirais sur ton joint à vive allure, le mot destructrice obsédait ton esprit. Tu savais que tu étais destructrice, mais ce que tu ne comprenais pas, c'est qu'on s'intéresse à toi, parce que tu l'es. Il devrait fuir, partir en courant avant que lui-même soit détruit. "Alors, je te conseille de me fuir, et si tu ne le fais pas, je le ferai à ta place." Fis-tu sèchement. Tu ne voulais pas le détruire, oh que non. Même si tu n'arrivais toujours pas à l'admettre, tu t'intéressais à lui plus qu'aux autres, plus que quiconque sur terre.

Tu écrasas ton joint dans ton cendrier de poche. Et tu te remis à ta place initiale, fixant le tableau. Te remémorant vos paroles. Tu avais fait des bourdes plus que tu ne le pensais. Ça te portera préjudice, tu le savais. "Tu dis me connaître, mais ce n'est pas le cas. Tu ne sais rien de mon passé à part que j'étais une gosse de riche, tu ne sais rien de ce que j'ai vécu." Fis-tu avec un gout amer dans la bouche. "J'ai perdu" Tu fis une pause. "La partie à a peine commencé certes mais elle est déjà finie, ne t'approche plus de moi." Finis-tu par dire finalement encore une froidement, mais ta voix s'était brisée sur les derniers mots, parce qu'au fond, tu voulais, encore et encore qu'il s'approche de toi, mais tu es butée et lâche et tu sais que personne ne doit te côtoyer à moins qu'il soit suicidaire.
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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Mar 7 Avr - 2:26

Allie C. Skydink Ҩ Seth Adams
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Seth venait à peine de terminer sa dernière phrase, qu'il regretta ses mots. Il ne voulait pas lui dire ça, il ne voulait pas qu'elle sache ça, il ne voulait pas lui dire comme ça. Merde, qu'est-ce qu'il lui avait pris. Avait-il fait une erreur en s'approchant si près d'elle ? Ne s'était-il pas lui-même perdu en regardant le visage d'Allie ? Finalement, ce n'est pas le joint qu'elle lui avait donné qui l'empêcher de réfléchir correctement, c'était elle. Il s'installa de nouveau au fond de sa chaise tandis que les lèvres de l'anglaise demeurée scellé. N'avait-elle pas l'intention de répliquer ? L'Américain aurait-il touché un point sensible ? Peut-être que son erreur n'en était pas une ou plutôt que son erreur lui avait rapporté quelque chose. Enfin, il observa les traits de son interlocutrice, son visage avait pris une teinte plus pâle que celle qu'elle présentait jusque-là. Il devait vraiment avoir utilisé un mot qu'il ne fallait pas. Il regrettait, puis au bout du compte, il se dit qu'elle l'avait poussé à de telles extrémités. Elle jouait avec lui, elle jouait avec lui et il n'aimait pas ça, parce qu'elle parvenait à faire de lui ce qu'elle voulait, du moins c'est ce qu'il pensait au fond de lui.

« Je ne me renseigne pas forcément sur toi, mais sur tout le monde. J'ai besoin de connaître qui est qui. Qui fait quoi et pour quelles raisons pour savoir comment me comporter avec eux, pour pouvoir contrôler » fit-elle dans un souffle. Puis elle fit une pause avant de reprendre nonchalamment, évasive.  « Si tu dis que je me renseigne sur toi, alors oui, je me renseigne. Mais je sais discerner le vrai du faux. Et ce que tu dis est faux. Mais tu me le diras une fois que tu auras compris comment moi, je fonctionne et surtout quand tu seras prêt. »

« Faux ? Je n'ai jamais été aussi... » Il stoppa sa phrase en plein milieu, regardant à l'opposé de la jeune femme.

... Honnête ? Non, Seth n'était pas honnête, pas en temps normal, pas maintenant, pas avec elle, ni avec lui-même. Il se mentait en ce disant qu'elle ne l'intéressait pas plus que cela. Il se mentait en se disant qu'il ne voulait pas qu'elle découvre tout ce qu'il se passait dans la tête de l'Américain. Il se mentait tout le temps, alors comment pouvait-il être honnête avec la demoiselle ? Il avait peut-être oublié comment être honnête finalement. Prêt ? Prêt à quoi ? Le sera-t-il un jour au moins. De toute manière, il n'eut pas le temps d'y penser en profondeur puisque sa voix résonna sèchement.

« Alors, je te conseille de me fuir, et si tu ne le fais pas, je le ferai à ta place. » Elle écrase alors son joint puis se remit dans une position presque scolaire  « Tu dis me connaître, mais ce n'est pas le cas. Tu ne sais rien de mon passé à part que j'étais une gosse de riche, tu ne sais rien de ce que j'ai vécu. J'ai perdu » elle fit une pause.  « La partie à a peine commencé certes, mais elle est déjà finie, ne t'approche plus de moi. » Dit-elle froidement.

« C'est sûr que lorsque tu t'adresses à un mur, il ne t'apprend pas comment il a été bâti... » Dit-il en haussant les épaules « et toi, tu es un mur... Alors comment veux-tu ? Pour savoir ce que tu as vécu, il faudrait encore que tu parles, ou il faudrait entrer de force dans ton petit crâne, et tu sais, j'ai quand même un peu de respect pour ce que tu peux bien cacher là-dedans..» Dit-il en souriant avant de se remettre à jouer avec le briquet d'Allie « Tu as perdu la partie, vraiment ? Tu abandonnes presque trop facilement, pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu abandonnes ? » Il tapa violemment ses deux mains sur la table.

Le brun se remit alors silencieusement à sa place, jouant nerveusement avec sa boucle d'oreille. Il venait de s'emporter, depuis combien de temps cela ne lui était pas arrivé. Il essayait toujours de rester calme face à ce genre de situation, mais, elle réussissait à le faire craquer, elle parvenait à faire exploser ses barrières, celle qu'il s'imposait pour se contenir, pour ne pas s'énerver, ou pour ne pas finir dans une fâcheuse posture. Y était-il, actuellement, en fâcheuse posture à cause d'elle ? Enfin, il examina la jeune femme, parce qu'encore une fois, ses paroles semblaient le rejeter. Il n'était pas surpris, au contraire, il s'attendait à cette éventualité. Mais, il fallait qu'elle le sache, maintenant, qu'il n'en ferait rien, qu'il ne partirait pas. Elle l'avait déjà éconduit une fois et cela ne l'avait pas empêché de revenir à la charge, alors même si elle en venait à le fuir, comme elle lui avait dit, il la retrouverait encore une fois.

« Tu sais, tu m'as presque dit la même chose la dernière fois, comme quoi je ne devais plus te toucher, mais, regarde, je suis ici, avec toi. Tu ne comprends donc pas ? » Dit-il d'une voix légèrement agacé. « Alors sache que peut importe ce que tu pourras me dire, si j'en ai décidé autrement, rien me fera changer d'avis. Ce n'est donc pas en m'indiquant de ne plus t'approcher que tu parviendras à tes fins. Fatigue-toi à me le dire si ça t'amuses. »

Il porta l'une de ses mains sur sa tempe, la pressant légèrement, cette discussion lui fichait la migraine, parce qu'il ne se comprenait même plus. Inconsciemment, il en dévoilait trop, il ne réfléchissait plus correctement. Allie représentait une grande partie de ce qu'il pouvait haïr chez une personne et pourtant, il ne savait plus si elle ne représentait qu'une simple toquade, ou quelque chose de plus profond. Il en venait à se poser la question lui-même... Non, il devait forcement y avoir quelque chose de plus profond, c'était même une certitude parce qu'elle était presque devenue une pensé qui ne quitté plus sa tête, une obsession... Enfin une chose est sur, il ne ferait pas une croix sur la demoiselle de sitôt.

« Vas donc, essaye de me fuir encore une fois. »  





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MessageSujet: Re: Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie] Mar 7 Avr - 13:16


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Alors qu'il t'avait dit sa dernière phrase. Le seul mot que tu retiens, c'était "destructrice". Ça te fendit en deux. Ton cœur s'était décroché et le cadavre que tu étais avant son arrivée, avait reprit place. Non, tu ne voulais plus jouer. Tu avais été trop loin, et tu en payais le prix. C'est ce que tu te disais. Au fond, pour toi, c'est toujours toi la faute. Ce n'est jamais les autres, mais ce qu'avait dit Seth t'avait métamorphosé en spectre. Alors, tu répondis évasive à ses questions, comme si rien ne t'avait touché alors que c'était faux. Tu redoutais le mot qu'il avait dit. Tu essayais de l'effacer de ton cerveau, mais rien à y faire, tout ce que tu fis, c'est fumé plus rapidement, pensant oublié plus rapidement aussi. Alors que tu avais fini ta phrase, tu fus surprise que Seth réponde directement, comme sur la défensive. "Faux ? Je n'ai jamais été aussi..." Tu le regardas alors, lui-même savait qu'il n'était pas honnête puisqu'il évita ton regard et stoppa net sa phrase. Tu avais touché un point sensible ? Un point pour toi. Mais tes phrases qui défilèrent par la suite, ne comptaient plus les points. Tu voulais arrêter de jouer, et tu voulais fuir, parce que Seth te faisait peur. Non par sa carrure, mais par son intelligence, par sa beauté, par le fait qu'à chaque fois que tu le touches un courant électrique te traverse le corps. Mais tu ne sais pas comment interpréter ça. Et c'est ça qui t'horrifie le plus. Tu perds le contrôle et ça, tu n'arrives pas l'admettre, alors tu préfères arrêter et réfléchir à tête reposée. Bien que tu susses que maintenant en plus de tes démons, Seth allait te trôner dans la tête. Au fond, ça te déchirait de lui avoir dit de te fuir, parce qu'au fond, tu aimais son contact, mais c'était encore trop tôt pour te l'avouer. Après ces phrases violentes et sèches. Tu te remis en position d'écolière, essayant de l'ignorer, mais tu savais qu'il n'en avait pas fini avec toi et ça te réjouissait bien que tu ne te l'admisses pas. Ta tête tourna néanmoins et sans ton consentement vers lui, pour voir ses réactions comme si le jeu n'était pas fini alors que tu avais déclaré que c'était la fin.

"C'est sûr que lorsque tu t'adresses à un mur, il ne t'apprend pas comment il a été bâti..." Dit-il en haussant les épaules "et toi, tu es un mur... Alors comment veux-tu ? Pour savoir ce que tu as vécu, il faudrait encore que tu parles, ou il faudrait entrer de force dans ton petit crâne, et tu sais, j'ai quand même un peu de respect pour ce que tu peux bien cacher là-dedans.." Dit-il en souriant avant de se remettre à jouer avec ton briquet "Tu as perdu la partie, vraiment ? Tu abandonnes presque trop facilement, pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu abandonnes ?" Il tapa violemment ses deux mains sur la table. Tu le fixas alors dans les blancs des yeux. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Seth est toujours quelqu'un de calme, manipulateur certes, mais jamais il n'est sorti de ses gonds depuis son arrivé à l'internat. Tu essayais de déchiffrer dans ses yeux le pourquoi. Pourquoi était-il si vexé à ce que tu abandonnes la partie après tout, c'est lui qui avait gagné, il devrait être réjoui. Alors pourquoi cette réaction ? Tu le fixais dubitatif, alors qu'il se remit silencieusement à sa place, jouant avec sa boucle d'oreille. Ça s'est signe de nervosité. Tu le savais, à force d'observer les gens, tu savais quand il s'agissait de stress, rien que par leur comportement, leur manière de parler, tu pouvais dire quelle personnalité ils avaient. "Mon passé m'appartient, ainsi que mon avenir." Fis-tu cadavérique. "Pourquoi j'abandonne ? Quelle question stupide pour un homme intelligent comme toi, tu le sais très bien." Fis-tu sèchement. "Et toi alors, pourquoi es-tu si soudainement si violent ? Pourquoi ne termines-tu pas tes phrases ?" Fis-tu catégorique. Au fond, tu ne voulais pas savoir la réponse. Tu voulais juste quitter la salle, quitter Seth. Lui dire adieu, le supprimer de ta tête parce qu'il te mettait dans des états que tu ne pouvais contrôler.

Il t'examina à son tour, tu en faisais de même, attendant la suite de ses répliques. "Tu sais, tu m'as presque dit la même chose la dernière fois, comme quoi je ne devais plus te toucher, mais, regarde, je suis ici, avec toi. Tu ne comprends donc pas ?" Dit-il d'une voix légèrement agacé. "Alors sache que peut importe ce que tu pourras me dire, si j'en ai décidé autrement, rien me fera changer d'avis. Ce n'est donc pas en m'indiquant de ne plus t'approcher que tu parviendras à tes fins. Fatigue-toi à me le dire si ça t'amuses." Tu soupiras de mécontentement. N'avait-il pas compris que si tu voulais le fuir, c'était pour ne pas le détruire ?

Il porta l'une de ses mains sur sa tempe, la pressant légèrement. Cette discussion, l'agaçait, le tourmentait. Tout comme toi. "Vas donc, essaye de me fuir encore une fois." Tu souris, un sourire faible de défis alors que tu ne voulais plus jouer, encore une fois, c'était sans ton consentement qu'il apparut. Comme la suite d'ailleurs. Tu te posas légèrement sur sa table, tes coudes appuyés sur cette dernière l'observant, le défiant du regard. Avant de te déplacer pour se rapprocher dangereusement de lui et de ses lèvres. Tu soulevas avec délicatesse son menton, l'adrénaline montait en toi. Tu lui donnas alors un baiser, un baiser chaste emprunt d'une douceur oubliée, ton cœur faisait des bonds lorsque tu posas tes lèvres sur les siennes. Ta tête te réprimandait. À quoi tu jouais Allie ? Et puis après ce baiser volé, tu lui chuchotas à l'oreille. "C'est un baiser d'adieu Seth, réfléchis bien à tout ce que nous nous sommes dit." Et tu t'envolas, tel un oiseau. En sachant très bien qu'il reviendrait. Mais cette fois-ci avec des réponses. Tu le savais. Alors en attendant, tu allais le fuir, pour que toi-même, tu réfléchisses à vos discussions, pour que tu essayes de comprendre pourquoi ton cœur bat si rapidement en sa présence. Et tu l'éviteras jusqu'à ce que tu penses que c'est le bon moment pour qu'il te dise enfin la vérité.
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Chaque choses ont une fin, mais peu ont une suite. [PV Allie]

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