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La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako]

MessageSujet: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Sam 30 Aoû - 1:11




Premier mois, deuxième jour

Un nouveau jour se lève sur Kyrie. Le soleil s’infiltre impudemment par la fenêtre de mon bungalow contre laquelle j’avais posé mon front. Nous sommes le samedi et dehors les pensionnaires se détendent en discutant sur le palier de leurs petites maisons de bois, en s’en grillant une ou en faisant une sieste dans l’herbe. Oui il faisait beau, un temps magnifique. Je décolle ma tête de la vitre et me retourne. Face à moi se trouvait une pile de vêtement froissés de toutes les couleurs et de toutes les formes. Et oui, ici chacun devait laver ses affaires et pas question de déroger à la règle.

Je pousse un soupir en voyant la petite montagne de tissus me faire face. J’aurai peut-être dû faire ma lessive plus tôt mais il est trop tard pour les regrets. Ce qui est fait, est fait. Je remonte mes manches, attache mes cheveux en une queue de cheval haute, et commence à rassembler mes affaires dans une panière à linge en plastique bleue. Maintenant que j’ai tout, je quitte le bungalow pour me diriger bien évidemment vers la buanderie du pensionnat. De plus j’avais de la chance, avec ce beau temps, ça séchera vite.

Dès mon entrée dans la petite laverie automatique, je peux sentir à plein poumon l’odeur douce de la lessive, j’ai toujours apprécié le parfum de cette dernière. Mais pas le temps de m’y attarder, je dois me trouver une machine libre. Or, il semblerait que tous les élèves ont eu la même idée que moi car toutes les machines à laver sont prises. Pas de chance. Je prends alors mon mal en patience et attends sur une des chaises, avec ma panière sur les genoux, qu’une des machines se libère.

Le temps est long, très long, trop long ! Les pensionnaires mettent un temps monstre à choisir leur lessive, leur programme et j’en passe. J’avais envie de les booster un à un. Après tout j’étais la seule qui restait et je n’avais vraiment pas envie de passer toute mon après-midi dans la buanderie. Moi aussi je voulais profiter de mon week end dehors ! Mais j’allais encore devoir patienter en silence. Je commence à taper légèrement du pied par frustration en croisant les bras. Je m’ennuyais tellement que je me suis mise à plier et trier mes vêtements. Chose inutile mais c’est pour vous dire mon ennui…


« Mais qu’ils se bougent bon sang ! » grognais-je dans mon coin.


Alors que je me mettais à compter les machines à laver en désespoir de cause tout en rendant un regard menaçant à tous pensionnaires fixant mes cicatrices avec peur, ENFIN ! Un des Saints Graals s’est libéré. Je vais enfin pouvoir sortir d’ici après tout ce temps, quarante-cinq minutes d’après l’horloge de la salle… Je me relève donc le sourire aux lèvres, la panière en main et m’avance vers la place libre.


« Allez qu’on en finisse. A nous deux ! »

Note:
 





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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Ven 5 Sep - 14:25
Samedi. J’aime bien ce jour. Pas de cours, pas de profs qui blablatent pendant des heures, pas de chaises inconfortables, juste mon lit douillet et le plaisir de faire une grasse matinée. Bon j’avoue que même les jours de cours, je ne me prive pas de sécher la matinée en restant allongée sur mon confortable matelas. Prenant mon temps pour me lever, je constate que mon bungalow est toujours aussi propre que d’habitude… Putain mais c’est vraiment le bordel là-dedans ! N’ayant pas de colocataire, je ne vois pas du tout l’intérêt de faire le ménage, ça ne serait qu’une perte de temps. En plus, on ne va pas dire que le ménage soit une activité qui me tient à cœur.

M’étirant longuement, je me décide enfin de bouger et d’ouvrir la fenêtre, histoire d’aérer un peu mon bungalow. Le soleil vint éblouir mes yeux qui se fermèrent immédiatement. Waw, on peut dire qu’il fait super beau aujourd’hui ! Un tour à l’extérieur ne me fera pas de mal, il faut profiter du beau temps, tant qu’il est là. Approchant de mon placard à vêtement pour choisir une tenue pour la journée, que dal. M’ouais, ça ne m’étonne même pas, les ¾ de mon placard sont sur le sol. Ça fait combien de temps que je ne suis pas allée faire un tour à la laverie déjà ?

-Fait chier !

Lâchant un énorme soupir, je garnis un panier avec tous les habits présents par terre. Waw, il y en a une tonne quand même. Une fois le panier rempli, je dépose des croquettes dans la gamelle de Yukiatsu, ainsi que de l’eau fraiche.

-Je vais faire un tour à la buanderie, à toute boule de poils.

Un petit miaulement retenti dans la pièce avant que je ne ferme, derrière moi, la porte du bungalow, l’énorme panier en mains. Okay, c’est parti pour laver mon linge ! Comment étais-je habiller puisque toutes mes affaires étaient sales ? Eh bien, je suis toujours en pyjama. Un grand t-shirt qui m’arrive un peu plus haut que mes genoux, mes sous-vêtements et une paire de Vans noire. Je n’en ai rien à foutre du regard des autres, et je n’ai rien d’autre à mettre de toute façon alors bon.

Arrivant enfin à la buanderie, il n’y avait plus une seule fucking machine de libre. Comme par hasard, le seul jour où je me décide à laver mon linge, aucune machine de dispo. Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu sérieux ?! Soupirant un grand coup, je guette le moment où une fameuse machine sera enfin libre. Si dans 10 minutes rien ne se passe, j’me casse. Je n’ai pas attendu longtemps avant qu’un des appareils se libère. Vite, vite, c’est le moment ou jamais ! Alors que je me précipitais vers la machine, je me retrouvais nez à nez avec….bah en fait, je ne sais pas trop. La hauteur du linge dans le panier me barrait la vue. Posant alors le panier sur la machine, sur le sol, j’aperçu une fille aux cheveux rouges. Reika William, classe B-5, 17 ans. Oui je savais qui était cette fille. Elle n’était pas nouvelle de la veille, alors j’avais eu le temps de rassembler quelques informations sur son sujet. B-5, classe pour les élèves atteins de soucis psychologiques…intéressant. Soupire provocateur aux lèvres, je prends la parole.

-Casse-toi Chaperon Rouge, cette machine est pour moi !

Je la regardais droit dans les yeux, sans détourner mon regard du sien une seule seconde. Suis-je inconsciente de chercher la merde avec une élève de B-5 ? Je m’en fous royal qu’elle soit en B-5. Ces élèves sont connus pour être imprévisibles et complétement tordus, moi je les traite comme tous les autres. Il est hors de question que je change ma façon d'être. J’aime chercher la merde ! Commençant à mettre mon linge dans la machine, je bouscule légèrement Reika sur mon passage.

-Oups, je suis désolée. Mais il faut dire que ton cul prend pas mal de place !

Esquissant un petit rire agaçant, sourire toujours aussi provocateur, je continue de mettre mes habits dans l’appareil. Quelques regards curieux braqués en notre direction, comme si un spectacle allait commencer.



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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Dim 21 Sep - 12:31



Un pas. Ma panière bleue sous le bras, le sourire aux lèvres, je m’avance gaiement vers le but de ma venue. L’attente c’est fini, je vais bientôt pouvoir repartir dehors. Deux pas. La machine à laver n’est plus qu’à quelques mètres devant moi. Son tambour était encore humide de son dernier lavage. Trois pas. Je pose mon linge à côté de moi mais… Sans même que je ne comprenne vraiment ce qu’il se passe, une adolescente de mon âge à la chevelure dorée apparait de nulle part et me devance au dernier moment. Quelque chose en moi se brise. Garde ton calme Reika, c’est un mal entendu, juste un mal entendu… n’est-ce pas ?

Ce qui m’a de suite frappé fut son regard bleu ne me lâchant pas. C’était une provocation ou bien ?... C’est qu’elle commençait presque à me mettre mal à l’aise à force de me toiser de la sorte. La jeune inconnue n’a pas l’air décidé à se retirer et pire, elle ne trouve rien de mieux que de me sourire.


«  Casse-toi Chaperon Rouge, cette machine est pour moi ! »


Ok, elle me cherche. Je n’ai quand même pas fait 45 minutes d’attente pour rien tout de même ! Bon il faut que je me calme. On est tous des délinquants ici, c’est normal d’être agressif sans raison. Je devais me montrer plus sage et plus mature pour calmer le jeu sinon on ne s’en sortira pas. Je prends alors sur moi et lui adresse à mon tour un petit sourire en prenant une voix mielleuse.


« Il y a visiblement un mal entendu, je suis là depuis presque une heure. C’est à mon tour de laver mon linge. Je te réserve la machine pour après si tu veux… »


Mais alors même que j’essayais de parlementer, la blondinette me bouscule et  commence à mettre son linge dans le tambour sans aucun état d’âme. Je dois avouer être restée abasourdie devant le sans-gêne de la jeune fille. Prends sur toi Reika, prends sur toi… Je serre les poings, entrant les ongles dans ma peau et continue d’afficher un sourire devenu crispé.


«  Oups, je suis désolée. Mais il faut dire que ton cul prend pas mal de place ! » renchérit-elle


Je ne vois pas ce que tu attends, il y en a que tu as tué pour moins que ça…


Il ne manquait plus que Deadly, super. Et dire que je ne voulais faire qu’une machine à laver… Ma main commence à trembler mais j’arrive encore à me contenir, il le faut bien. De plus, des petits curieux commencent à nous observer, pas question que je me donne en spectacle. Alors que faire ? Redonner son linge à cette fille et la renvoyer comme une mal propre ? Ce n’est pas un super plan, ça pourrait empirer… La laisser faire ? Pas question ! J’attends depuis trop longtemps et j’en ai marre. J’ai alors l’idée du siècle. Je prends mon linge sale et l’engouffre dans la même machine. Tout le monde devrait y trouver son compte… Non ?


« Pousse toi, je n’ai pas assez de place pour manœuvrer. » lui dis-je en la poussant légèrement pour pouvoir remplir la machine, un peu plus par vengeance qu’autre chose.


Si avec ça elle a à redire, elle va m’entendre l’adolescente. Il faut dire que je faisais preuve de beaucoup de patience mais je n’étais pas assurée de ne pas craquer à un moment ou à un autre. Et si c’est Deadly qui pointe le bout de son nez, il y aura plus que linge à laver dans la buanderie…





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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Dim 21 Sep - 20:27
Reika avait essayé d’être gentille avec moi, me parlant gentiment, essayant de me faire comprendre qu’elle était arrivée avant moi dans les lieux. Tsss, mais j’en ai rien à foutre. J’ai mis mes habits avant elle dans cette fucking machine alors qu’elle aille s’en chercher une autre ! Bah oui, le fais d’avoir poiroté pendant plusieurs minutes pour attendre une machine, m’a mis les nerfs à vif. Fallait pas me faire chier aujourd’hui, ça c’est sûre ! Alors que je mettais mon linge dans l’appareil, je vois un tissu inconnu se mélanger à mes vêtements. Elle fait quoi, bordel ?!

-Pousse toi, je n’ai pas assez de place pour manœuvrer.

Elle me pousse comme je l’avais fait précédemment. Elle ne tient pas à la vie cette rouquine ! Je fronce les sourcils, la regardant remplir la machine de son linge. Si elle m’avait demandé gentiment de laver son linge avec le mien, j’aurais peut-être accepté. Mais là, sa réplique et son geste me font serrer les poings. « Je n’ai pas assez de place pour manœuvrer », je suis grosse c’est ça ?! Je ne sais pas ce qui me retient de lui foutre un poing dans la gueule ! Chut chut, calme-toi Aria, maitrise cette envie de combat qui commence à prendre possession de toi. Je soupire légèrement avant de prendre la parole.

-Si tu n’as pas assez de place pour manœuvrer, demande à ton cul de bouger au lieu de moi.

Je lui fous une pichenette dans le front avant prendre son linge présent dans l’appareil pour le foutre par terre. Bah ouai, Chaperon Rouge n’avait qu’à pas venir me chercher ! C’est moi qui ai commencé à chercher la merde ? Ouai bah tant pis ! Fermant par la suite la machine à laver, la lessive une fois mise à l’endroit indiqué, j’appuie sur le bouton démarrer ayant choisi le programme de lavage adéquat. Là, c’est clair et nette que Miss cheveux de sang ne va pas être contente. Premier arrivé, premier servi non ? Sourire provocateur au visage, je lui dis d’une voix fière et agaçante.

-Bah alors ? On dirait bien que tu vas devoir attendre qu’une machine soit libre.

Regardant de droite à gauche, je revins à la charge avec le même sourire, plongeant mon regard dans le sien.

-C’est bête qu’elles soient toutes prises, n’est-ce pas ?

C’est clair qu’elle va attendre encore longtemps vu que toutes autres machines semblent avoir débuté ou sont loin d’être finies en tout cas. Je cherche trop la merde n’empêche. Elle va finir par me frapper si ça continu… Roooh, ça va, elle ne va pas s’énerver pour si peu quand même… Une idée satanique germa dans ma tête. Je vais vraiment me faire buter un jour... Prenant un peu de poudre de ma lessive, je balance la farine savonnée sur ma camarade. Prenant une tête faussement désolée, je reprends de plus bel dans ma lancée.

-Je suis vraiment maladroite…Je m’excuse. Le point positif c’est que tu vas sentir bon le savon à présent. Je t’épargne une lessive, t’as de la chance Chaperon Rouge.

Je tourne le dos à l’étudiante pour regarder mes habits tournés en ronds dans le tambour de la machine. Souriant en voyant une petite culotte ne m’appartenant pas à l’intérieur. On dirait que je n’ai pas enlevé tous ses vêtements finalement.

-Jolie culotte !

Je regardais toujours mes vêtements à l’intérieur de l’appareil, mais j’avais sorti ces deux mots à la jeune fille derrière moi, sachant qu’elle savait que je m’adressais à elle. Et oui, il fallait que je la sorte celle-là, trop tentant ! Moi perverse ? Oui, et je l’assume complétement ! Quoiqu’en ce moment, je me suis bien calmée depuis que j’ai rencontré Ryoko. Cela va-t-il durer ? Je n’en sais rien.
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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Lun 20 Oct - 18:48




Voilà, il n’y a plus de linge dans ma panière. Je ferme le hublot toute fière de moi puis j’entends la jeune blonde grogner derrière mon dos mais qu’importe, pour ce qu’elle a à dire en plus… Ce n’est pas mon problème, moi je veux juste laver mon linge et s’il est avec celui d’une autre, pas de soucis ça ne change rien. Vivement que ça finisse et que je puisse rentrer dans mon bungalow, étendre mon linge et me griller une bonne clope. Je vais en avoir besoin. Une pichenette me sortit de ma rêverie. C’est encore elle. Mais qu’est-ce qu’elle fabrique ? Mais… C’est qu’elle prend la liberté de balancer mon linge en plus ! Il est trop tard pour moi, elle lance le programme. Merde.


« Bah alors ? On dirait bien que tu vas devoir attendre qu’une machine soit libre. C’est bête qu’elles soient toutes prises, n’est-ce pas ? » S’autorisa-t-elle à dire.


Elle ne manquait pas d’air. Au moins je pouvais toujours le consoler en remarquant qu’elle avait balancé un de ses tee-shirts avec mes affaires. Triste contrepartie mais c’était toujours ça. Bon sang mais qu’est-ce que j’ai fait pour tomber sur cette peste ?! Je suis en train de faire un effort surhumain pour essayer de me contenir. Une parole de trop et elle ne finira pas la journée l’effrontée. Arf, je hais ma vie ! Soudain je remarque qu’elle prend une poignée de lessive. Qu’est-ce que… ?

Trop tard, je me reçois la poudre blanche en pleine face avant de comprendre ce que la jeune fille projetait de faire. Méchante et bête à en bouffer du foin ? Super j’étais tombée sur le gros lot… Je retire avec précaution la lessive, j’en ai malheureusement déjà avalé. Je suis prise d’une quinte de toux.


« Je suis vraiment maladroite…Je m’excuse. Le point positif c’est que tu vas sentir bon le savon à présent. Je t’épargne une lessive, t’as de la chance Chaperon Rouge. »


Je vais la buter boucle d’or. Laisse moi sortir que je lui règle son compte. Je vais lui faire regretter ces actes à cette conne ! Reika, je t’en prie, je peux l’arrêter. Elle ne t’importunera plus jamais… Laisse moi sortir…


Deadly se fait de plus en plus pressante. Si ça continue ça va mal se passer. Je dois trouver un moyen de calmer les choses et maintenant ! Je ferais mieux de revenir une autre fois, oui même si ma fierté en prend un coup. J’aurai attendu tout ça pour rien mais tant pis. Au moins je sauverai la vie de cette garce et des internes aux alentours. Mettant mes affaires et le tee-shirt de l’inconnue au sol dans ma panière bleue pour m’apprêter à repartir, cette dernière m’interpelle une dernière fois.


« Jolie culotte ! » s’exclame t’elle en voyant mon shorty noir en coton tourner dans le tambour.


« C’est toujours ça qui sera lavé. » répondis-je d’un ton faussement calme.


Je mériterai d’être canonisée pour avoir supporté cette fille jusqu’au bout et avec la tête haute ! Mais… Maintenant que j’y pense… Je vais être obligée de rester pour récupérer l’unique vêtement et rester ici plus de deux heures avec cette horrible personne sans la tuer de mes propres mains relevait de l’exploit ! Bon, prends sur toi Reika. Tu peux le faire. Avec de la chance, une machine se libérera en parallèle et je pourrai quand même laver mon linge. Je dois positiver. Néanmoins, j’allais devoir supporter l’autre durant ces deux heures et je ne suis pas sure de tenir si elle continue de venir me chercher. Deadly n’en fera qu’une bouchée. Je m’approche donc de la blonde en m’adossant à la machine à laver. Je prends bien le temps de toiser la jeune fille au visage d’ange mais à la personnalité démoniaque.


« Bon, on va mettre les choses au clair toi et moi. Pour l’instant je te supporte toi et ton caractère de merde mais ne penses pas que ça va durer. Encore un geste de trop et je te promets de te le faire amèrement regretter. Imagine bien que si je suis en B-5 ce n’est pas pour rien. Alors écoute-moi bien : tu finis ta machine, je reprends mon sous-vêtement et entre temps tu fermes ton claque-merde ou tu ramasseras tes dents avec tes doigts brisés. »


Je ne détache pas mon regard pendant quelques secondes avant de me décoller de la machine pour aller m’asseoir sur les chaises derrière elle. Si elle compte encore me chercher, elle va me trouver ! Je n’aurais même pas besoin de Deadly pour ça.





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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Mar 21 Oct - 23:02
-C’est toujours ça qui sera lavé.

Elle semblait calme face à ma réplique déplacée, mais qu’en était-il à l’intérieur ? Je ne disais rien, regardant encore le linge tourner à l’intérieur de la machine. C’est plutôt reposant d’ailleurs…mais à la longue, ça doit donner la gerbe ! Alors que je commençais enfin à être calme, ne pensant plus du tout à Chaperon Rouge, la voilà qui s’approche de moi. Sentant son regard posé sur moi, je plonge à mon tour mes yeux semblables à l’océan dans les siens, me contentant d’écouter ce qu’elle avait à me dire.

-Bon, on va mettre les choses au clair toi et moi. Pour l’instant je te supporte toi et ton caractère de merde mais ne penses pas que ça va durer. Encore un geste de trop et je te promets de te le faire amèrement regretter. Imagine bien que si je suis en B-5 ce n’est pas pour rien. Alors écoute-moi bien : tu finis ta machine, je reprends mon sous-vêtement et entre temps tu fermes ton claque-merde ou tu ramasseras tes dents avec tes doigts brisés.

Je continue de la fixer, sans rien dire, la suivant du regard jusqu’à qu’elle pose ses fesses sur une des chaises derrière moi. Cheveux de sang à l’air en pétard on dirait… « Si je suis en B-5 ce n’est pas pour rien », cette phrase tourne en boucle dans ma tête. Que se cache-t-il derrière ce joli minois ? Une partie de moi veut le découvrir alors qu’une autre, a tendance à se méfier, à rester sur la défensive. « Encore un geste de trop et je te promets de te le faire amèrement regretter », de quoi es-tu capable Reika ? L’envie d’affronter Chaperon Rouge était là, mais était-ce raisonnable de me battre ici ? Devant tout ce monde qui peuplait les lieux ? Je lâche un grand soupir avant de m’asseoir à côté de ma camarade. Depuis quand suis-je devenue aussi sage ? Quoiqu'il en soit, ce n'est pas parce qu'elle me demande de ma la fermer que je vais l'écouter. Depuis quand j'écoute ce que l'on me dit !

-Je n’ai pas peur de toi, ni de ce que tu caches.

Mon regard était figé dans le sien, une atmosphère pesante avait élu domicile dans la buanderie. Plus une parole, on ne pouvait entendre que le bruit des machines à laver qui rendaient propre le linge des délinquants. Plus un mot, un blanc, le silence, je me contentais d’observer Reika droit dans les yeux, supportant son regard sans baisser la tête. Une pensée ne cessait d’envahir mon esprit. Montre-moi ce que tu caches en toi Reika. C’est assez bizarre à expliquer, mais je le vois, je le sens, elle ne veut pas le laisser apparaitre. En aurait-elle peur ? Pourquoi je me pose autant de question à propos d’elle ? Tsss, la curiosité est un vilain défaut, mais malheureusement, cette envie de connaissance fait partie intégrante de moi. Je veux en savoir plus sur elle, sur son histoire, sur son passé, sur la raison du pourquoi elle est ici, à Kyrie. Cassant alors le silence qui s’était installé depuis un moment maintenant, je demandais d’une voix plus ou moins amicale.

-Qu’est-ce que tu fais là, à l’internat Kyrie ? Pourquoi on t’a envoyée ici ?

Je n’avais pas quitté ses yeux une seconde. Je sais qu’elle ne répondra sûrement pas à ma question vu comment je l’ai énervé au début… Mais bon, qui ne tente rien, n’a rien ! Je n’y suis pas allée par quatre chemins pour avoir les informations qui m’intéressaient. Quand on veut savoir quelque chose, mieux vaut le demander tout de suite, au lieu de tourner autour du pot pendant quarante ans.
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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Ven 24 Oct - 2:06




Pouvoir m’assoir et essayer de me vider l’esprit pour me calmer était une bonne chose. Les coudes sur les genoux, je calle ma tête entre mes mains et prends de grandes inspirations. La douce odeur de la lessive est apaisante. Je remarque néanmoins quelqu’un prendre place à côté de moi. Je devais m’y attendre, c’est la blonde. J’aurai du m’en douter. C’est de la provocation ou est-ce qu’elle accepte le fait de s’assoir sagement et de se taire ? Je me ferai religieuse si c’était le cas et comme prévu, ça ne l’était pas.


« Je n’ai pas peur de toi, ni de ce que tu caches. »


La jeune adolescente ne me lâchait pas de regard ce qui m’interloquait. Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi me fixe-t-elle de la sorte ? De plus d’être étrange, c’était presque dérangeant. C’est comme si elle me passait aux rayons X. Bah, tant qu’elle ne dit plus rien et qu’elle me fiche la paix c’est le principal. Pourquoi avais-je du tomber sur elle aujourd’hui et maintenant ? Je ne la connais ni d’Adam ni d’Eve et elle se permet de me pourrir la vie sur… un coup de tête. J’ai dû être quelqu’un d’abominable dans une vie antérieure.

Toujours sous le regard pressant de l’inconnue, je sors mon tabac, mes filtres et mon papier cigarette de mon sac avant de commencer à m’en rouler une. Quitte à attendre des plombes ici, autant s’occuper comme on peut et clopper ne me fera pas de mal. Une fois la confection de ma cigarette terminée, je range mon matos et cherche un briquet… en vain. Super je l’ai oublié sur ma table basse dans mon bungalow. Le sort s’acharne. Je lâche un soupir d’exaspération puis je me tourne vers ma voisine qui ne me lâche toujours pas du regard. Je pourrais peut être lui demander un briquet ? Qui sait, peut-être que par le plus grand des hasards et avec un sentiment d’altruisme inespéré elle m’en passera un. Néanmoins c’est elle qui prend la parole la première.


« Qu’est-ce que tu fais là, à l’internat Kyrie ? Pourquoi on t’a envoyée ici ? »


« … Quoi ? »


C’est vraiment le jour et la nuit cette fille. C’est pour ça qu’elle me fixait avec insistance ? Pour me poser… cette simple question ? Peut-être que mon passif l’intriguait. Après tout je lui avais avoué être en B-5, il est normal qu’elle puisse se questionner. Si elle pouvait aussi s’inquiéter et fuir ça m’arrangerait… Mais bien sûr c’était trop facile. A ce compte-là autant lui répondre. Espérons que ce soit suffisant pour que je ne la revoie plus jamais après l’épisode de la buanderie.


« J’ai été envoyé à Kyrie car j’ai tué bon nombre de personne et le tout de sang-froid. Juste avant leur mort, j’en ai torturé la plupart. Pour assombrir un peu plus le tableau, je me prostituais et je me droguais ; annonçais-je en lui désignant ma simple cigarette mais laissons la imaginer ce qu’elle veut quant à son contenu ; Si tu ne veux pas être la prochaine sur la liste tu ferais mieux de t’éloigner de moi car, au cas où tu n’aurais pas fait le lien avec ma classe, ce n’est pas quelque chose que je contrôle. »


J’avais volontairement accentué mon histoire jusqu’à lui donner un ton macabre. Si avec tout ça elle ne me lâche pas la grappe, je ne sais plus quoi faire. J’étais quand même confiante, j’avais bien dû faire mon petit effet non ? Je ne prends pas la peine de guetter sa réaction : je lui adresse un petit sourire en coin avant de m’avancer vers la fenêtre pour me griller ma clope sauf que, bien sur, je n’avais toujours pas de briquet. J’avais l’air un peu stupide à jouer avec ma cigarette éteinte entre mes doigts, pour donner une image de délinquante dangereuse je devrais peut-être repasser... Je me contente alors de la glisser derrière mon oreille et à fixer le paysage devant moi l’air de rien.

Le soleil décline lentement, il devait être aux alentours de  17 heures maintenant. Vivement que cette machine se termine. Finalement je me retourne et m’adosse au rebord de la fenêtre en fixant la fille dont je ne connaissais toujours pas le nom. Vu qu’elle semblait plutôt encline à la conversation en ce moment autant en profiter pour tuer le temps. Je pourrais essayer de l’effrayer un peu.


« Et toi t’es là pour quoi ? Pour avoir volé la sucette d’un gosse ? Vu ton sale caractère ça ne serait pas improbable. » Provoquais-je avec ce même sourire en coin.


Le mutisme de la buanderie persistait. Les internes n’osaient pas prendre la parole comme s’ils nous en réservaient l’exclusivité. C’était presque amusant de jouer à la délinquante cruelle et violente, j’espère vraiment être crédible car si je pouvais en user souvent pour avoir la paix, je ne m’en priverai pas.





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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Sam 25 Oct - 15:42
- … Quoi ?

N’avait-elle pas entendu ma question ? Etait-elle sourde ? J’hésitais à lui répéter la question ou de lui sortir un « t’es bouchée ou quoi ?! », mais avec une telle réplique, c’est encore moins sûr qu’elle me réponde. J’attendais alors une autre quelconque réaction de sa part avant d’agir à mon tour.

-J’ai été envoyé à Kyrie car j’ai tué bon nombre de personne et le tout de sang-froid. Juste avant leur mort, j’en ai torturé la plupart. Pour assombrir un peu plus le tableau, je me prostituais et je me droguais. Si tu ne veux pas être la prochaine sur la liste tu ferais mieux de t’éloigner de moi car, au cas où tu n’aurais pas fait le lien avec ma classe, ce n’est pas quelque chose que je contrôle.

Je la regardais, toujours dans les yeux, une expression neutre au visage qui n’avait pas changé une seule seconde pendant son récit. Elle avait donc tué des gens, puis torturés. « Ce n’est pas quelque chose que je contrôle », c’est donc une schizophrène…intéressant. C'est le genre de personne qui est imprévisible dans ses gestes, etc... Bah ça change de l'ordinaire et des choses plates de la vie comme ça ! Le petit sourire qu’elle m’adressa après son terrible récit, me fit sourire à mon tour. Espère-t-elle m’intimider avec une telle histoire ? Tsss, la bonne blague. Nous sommes dans un internat pour délinquants, nous avons tous des histoires plus ou moins difficiles et sanglantes. Je n’ai pas peur d’elle ça c’est clair et net ! Je peux être la prochaine sur sa liste ? Et bien qu’elle vienne, je ne compte pas me laisser marcher sur les pieds ! Chaperon Rouge se lève pour aller vers la fenêtre avec sa clope toujours éteinte. Qu’est-ce que… ? Ne me dites pas qu’elle n’a pas de briquet quand même…. J’étouffe un rire moqueur en fixant la « délinquante » aux cheveux ketchup. Retiens-toi de rigoler Aria ! Ne cherche pas la merde ! Alors qu’elle me fixe à nouveau, je n’étais concentrée que sur une seule chose, le fait de ne pas rire devant ma camarade que j’avais déjà pas mal agacée.

-Et toi t’es là pour quoi ? Pour avoir volé la sucette d’un gosse ? Vu ton sale caractère ça ne serait pas improbable.

Encore ce petit sourire ? J’ai l’impression de me regarder dans la glace à certain moment. Ce sourire lui donne un air joueur, provocateur et cruel, mais qui est-elle réellement à l’intérieur ? La même personne que reflète ce sourire ou une autre peut-être ? En tout cas, plus personne ne lâchait le moindre mot ici. Apparemment, nous sommes plutôt intimidantes…parfait ! L’envie de rire passée, je me lève à mon tour de ma chaise, pour approcher ma nouvelle rencontre. Expression sérieuse et grave au visage, je prends alors la parole.

-En vérité…j’ai piqué une clope à un dromadaire…

Approchant ma main de l’oreille de Reika, je prends la cigarette, comme si elle m’appartenait, pour venir la mettre entre mes lèvres. Sortant mon briquet qui était bien au chand mon soutien-gorge, j’allume alors le tabac, tirant sur le tube pour prendre de la fumée et la recracher sur ma jeune fille au regard perçant. Je ris un instant à ma connerie puis je mets la clope allumée entre les lèvres de Chaperon Rouge.

-Tiens, ça sera plus pratique comme ça. Tu ne penses pas, Miss dromadaire ?

Pourquoi dromadaire ? Bah enfaite, je n’en sais rien, c’est le mot qui m’est venu à l’esprit comme ça. Oui je suis bizarre, même très bizarre. Je me serais bien fumée une clope là, maintenant, mais j’ai laissais mon paquet chez moi. Entre l’autre gugusse qui oublie son briquet, et moi qui oublie mes clopes, je ne sais pas qui est la pire sérieusement. Je lâche un soupire avant de raconter mon histoire.

-Des meurtres…c’est pour cette raison que je suis en A-4. Bon après il y a pleins d’autres petites choses comme des incendies, des vols, etc.

Je pris une petite pause, avant de reprendre la parole, regardant mon interlocutrice dans les yeux, un sourire flippant aux lèvres.

-Reika William, classe B-5, 17 ans et bungalow 06. Tu es la personne parfaite pour mon prochain crime…

J’ai fait exprès de lui balancer toutes ces infos, histoire de la faire flipper un maximum. Moi une psychopathe ? Mais pas du tout, j’aime juste avoir pleins d’informations sur les gens, c’est toujours pratique, ça sert tout le temps. Je déteste rester dans l’ignorance, c’est pourquoi je passe mon temps à récolter des informations sur les élèves de Kyrie. Gardant mon expression flippante, je fous une petite pichenette sur le front de Reika avant de dire d’un ton blasé.

-Voilà, le crime est fait.

Je suis la fille la plus bizarre de la Terre ! On me l’a déjà dit d’ailleurs, mais je ne sais plus qui m’a sorti ça… Enfin bref, je me retourne pour regarder par la fenêtre, reprenant mon briquet pour jouer avec. Faisant tourner la pierre pour activer une étincelle qui donne vie à une flamme, je regarde cette dernière, petit sourire au coin. En fin de compte, on est tous comme cette flamme. On brille et on brûle quand on s’approche trop près. Puis on finit par s’éteindre tôt ou tard, sans prévenir personne.
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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Lun 27 Oct - 1:08



La jeune inconnue se lève et s’approche de moi sans crainte. Je n’avais donc pas réussi à l’effrayer, ne serait-ce qu’un petit peu ? Arf, Reika l’horrible délinquante ce n’était pas pour de suite. Après tout c’est Deadly le monstre sans cœur, pas moi. En vérité je ne me faisais pas trop d’illusion non plus ; je n’ai jamais été très forte pour mentir alors me faire passer pour ce que je n’étais pas vraiment était impossible. La blondinette est à présent face à moi, la mine grave. C’est bien la première fois que je ne la vois pas avec un sourire provocateur. Devais-je m’attendre à une autre crasse de sa part ?


« En vérité…j’ai piqué une clope à un dromadaire… »


« Un dromadaire ?... »


C’était quoi encore cette histoire ? Savait-elle ce qu’est un dromadaire au moins ? L’adolescente approche sa main de mon visage. Je m’apprête à reculer à tout instant mais il s’avère qu’elle ne veut que prendre ma cigarette derrière mon oreille pour la glisser entre ses lèvres. Elle compte me voler ma clope en plus ?! Quelle ne fut pas ma surprise de la voir sortir un briquet de son… enfin… bah elle avait un briquet, c’est le principal. Elle me l’allume et s’autorise à en tirer une bouffée avant de me la souffler au visage. Ca j’avais pu le prévoir, je commençais à connaitre la bête. Je m’écarte alors à temps pour voir un nuage blanc disparaitre sous mes yeux. Elle ne m’aura pas à chaque fois.

J’aurai été à ta place, je lui aurai écrasé la clope sur la gueule avant de la lui faire bouffer…

Deadly et la poésie… Devant moi, l’inconnue rit aux éclats. Au moins y’en a une qui s’amuse. Elle se sépare alors de la cigarette avant de me la rendre directement dans la bouche. Tant que j’ai ma clope, c’est ce qui compte même si j’aurais préféré l’avoir d’une autre manière.

Tu es bien trop calme…

Je souris en coin. Tu veux quoi Deadly ? Que je l’encastre dans une machine à laver ? Ce n’était pas l’envie qui manquait, crois-moi. De plus, le fait de commencer à avoir un petit public autour de nous à nous épier m’agaçait. Je déteste me donner en spectacle. Je tire une bouffée pour me détendre avant de remettre la cigarette entre mon index et mon majeur pour la retirer de mes lèvres.


« Tiens, ça sera plus pratique comme ça. Tu ne penses pas, Miss dromadaire ? »


Alors c’est moi le dromadaire ? Je ne sais même pas si je dois me sentir blessée d’un surnom aussi… gentil ? C’était complètement hors sujet voir parodique par rapport au début de ce qu’on pourrait appeler notre discussion. Cela eut le don de me faire sourire un peu, comme quoi. Décidément, c’est qui cette fille ? Ou plutôt c’est quoi ? Plus bizarre, tu meurs. Son imprévisibilité commençait presque à m’amuser. Je la laisse me compter son histoire pour en savoir plus sur elle.


« Des meurtres…c’est pour cette raison que je suis en A-4. Bon après il y a pleins d’autres petites choses comme des incendies, des vols, etc. »


Une A-4. Visiblement, ses mains aussi étaient souillées par le sang. Cela pourrait bien expliquer son inconscience vis-à-vis de mon statut « d’élève psychopathe de la B-5». Elle faisait quand même partie des délinquants de plus haut grade à l’internat. Quand je vous disais que Miss Angel était un véritable démon ! Blondine marque une pause avant de plonger son regard dans le mien. Son sourire était de retour.


« Reika William, classe B-5, 17 ans et bungalow 06. Tu es la personne parfaite pour mon prochain crime… »


Que… Elle me connait ?! D’où ?!? Je dois avouer que pour le coup, elle me fait un peu flipper. Etait-elle ce genre de personne à vous regarder dormir la nuit et à lécher vos couverts après vos repas ?... Un léger frison me parcourut. Si c’était le cas, je ne laisse plus sa place à la morale et je n’octroierai même pas à ma double personnalité meurtrière le plaisir de faire son travail ! C’est en B-5 qu’elle devrait être ! Malgré mon ébranlement, je relève néanmoins la fin de sa phrase et la tourne dans tous les sens dans ma tête. Son crime. Son crime ? Son crime ?! Mais qu’est-ce qu’elle prépare encore ? Son sourire me parait bien inquiétant à présent. Elle rapproche une nouvelle fois sa main avant de… me mettre une autre pichenette ?


« Voilà, le crime est fait. »


Elle s’éloigne vers la fenêtre sous mon regard ahuri. Mon état d’esprit en ce moment se résume à cette question : Qu’est ce qui vient de se passer ? Elle se fichait complément de moi n’est-ce pas ? Je pousse un second soupire partagé entre soulagement et exaspération. Je ne me ferai plus avoir. Maintenant que j’y pense, comment pouvait-elle savoir toutes ces choses sur moi mais ignorer la raison de ma venue ici ? Si c’était une Stalkeuse, elle aurait dû le savoir. Je dois avouer que cela m’intriguait pas mal. Je pars la rejoindre à la fenêtre où elle semblait se distraire en allumant et éteignant son briquet. Visiblement, elle avait oublié son tabac de son côté. Quelle fine équipe. Une tire une deuxième bouffée sur ma clope.


« T’es sure que tu ne devrais pas plutôt être en B-5 Diabolo-Citron ? Parce qu’avec tout ce que tu fais, y’a à se demander si tu es bien « saine d’esprit »… »


Un léger bip résonne. Une machine vient de se terminer. J’écrase mon mégot sur le rebord de la fenêtre. Le dernier utilisateur de la machine s’est empressé de partir, il avait bien compris que j’avais besoin d’une machine et j’avais dû lui faire peur apparemment. Sans plus attendre, j’entasse tout mon linge sale dans le tambour tout en omettant le tee-shirt de la blonde au fond de ma panière. Elle ira se le laver toute seule ! Maigre compensation mais compensation quand même, après tout ce qu’elle m’avait fait, je pouvais bien m’autoriser cette petite folie.


« Et sinon, comment s’appelle la peste qui me pourrit la vie depuis que je suis rentrée dans cette satanée buanderie ? Je suis désolée de ne pas t’avoir suivi avant pour le savoir. Maintenant je suis obligée de te demander ton nom avec une question normale comme tout le monde. » déclarais-je avec ironie


C’est vrai quoi. Pourquoi elle devrait être la seule à me connaitre ? Je devrais peut être sortir un peu plus de mon bungalow ; ça me permettrait de faire des rencontres et d’en savoir un peu plus sur les internes. Tout en espérant qu’elle me réponde, je lance mon programme de lavage et me rassois sur une des chaises.


« Dis, t’es toujours aussi chiante avec les autres ? Tu dois être une personne bien seule et bien malheureuse pour tirer satisfaction de tes actes de méchanceté. »


Je ne sais pas vraiment pourquoi je lui avais dit ça sur le moment. Ce n’était pas pour la blesser ou autre, même si l’envie ne me manquait pas, mais juste parce que je le pensais vraiment. Pourquoi se montrerait-elle si odieuse si ce n’était pas le cas ?





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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Mar 28 Oct - 21:30
-T’es sure que tu ne devrais pas plutôt être en B-5 Diabolo-Citron ? Parce qu’avec tout ce que tu fais, y’a à se demander si tu es bien « saine d’esprit »…

Sa réplique me tira immédiatement de mes pensées et me fit immédiatement sourire. Oui, je trouvais cette fille aux cheveux rouges, plutôt amusante. Le petit surnom qu’elle venait de me donner était bien trouvé, je n’y aurais jamais pensé. Entendant un « bip » dans la salle, le fait de voir Reika s’empresser d’aller remplir la machine me fit rigoler.

-Je ne vais pas piquer ta machine Chaperon Rouge, pas la peine de se presser comme ça voyons !

Elle continua de remplir l’appareil de son linge, en laissant bien entendu, mon haut dans le panier. Tsss, les gosses de nos jours… Je ne pus m’empêcher d’arquer un sourcil avant de lâcher un soupir, en me disant que ce n’était qu’un pauvre t-shirt, donc bon. Restant bien sagement sur le bord de la fenêtre, sentant encore l’odeur de tabac se dégagée du mégot…Du mégot ? Putain, elle l’a fumée super vite sa clope ! Oui je suis comme ça, m’attardant sur les détails insignifiants mais qui arrivaient à me mettre une panoplie de question dans la tête.

-Et sinon, comment s’appelle la peste qui me pourrit la vie depuis que je suis rentrée dans cette satanée buanderie ? Je suis désolée de ne pas t’avoir suivi avant pour le savoir. Maintenant je suis obligée de te demander ton nom avec une question normale comme tout le monde.

-Moi te suivre ? Jamais je ne ferais une chose pareille, voyons.

Allais-je lui révéler mon identité ? J’ai bien envie de la faire chier encore un peu à vrai dire. Je pourrais peut-être lui donner un faux nom ? M’ouais pourquoi pas, mais bon ce n’est pas très original. Réfléchissant à si oui ou non, j’allais lui révéler mon prénom, elle reprit la parole, me coupant alors dans ma réflexion.

-Dis, t’es toujours aussi chiante avec les autres ? Tu dois être une personne bien seule et bien malheureuse pour tirer satisfaction de tes actes de méchanceté.

Je restai muette. Etais-je ce genre de personne qu’elle venait d’évoquer ? Suis-je seule ? Malheureuse ? Je tournai la tête en direction de la fenêtre, plongeant mon regard dans le vide. La solitude. Etait-ce cela qui me faisait réagir ainsi avec mon monde ? Qui m’incitait à faire chier les gens ? A les provoquer et les frapper ?

-D’après toi, toutes les personnes seules s’amusent à faire chier les gens ?

Je me retourne donc vers Reika, pour lui faire face une nouvelle fois, plongeant mon regard dans le sien, signe d’un nouvel affrontement.

-Le monde dans lequel nous vivons est cruel. Alors si tu n’es même pas capable de supporter « mes actes de méchanceté », tu es plutôt mal barrée. Si je fais chier les gens, c’est juste une question d’ennuie. Il y a des gens qui dessine ou qui vont faire du sport pour s’occuper. Eh bien moi, mon passe-temps, c’est de casser les couilles aux étudiants.

Reprenant place à côté de ma camarade, je fixe le plafond, puis je reprends d’une voix légèrement blasée.

-Sinon, la peste s’appelle Aria. Aria Mizako.

Peut-être, avait-elle déjà entendu parlé de moi. Depuis mon arrivée à l’internat, je me suis pas mal faite remarquée… Enfin bref, on ne va pas s’éterniser sur le sujet. Ma machine n’allait pas tarder à finir, j’allais pouvoir glander à nouveau dans mon bungalow. Mais en attendant la fin, j’allais continuer d’embêter un peu plus Chaperon Rouge. Ou du moins, lui poser les quelques questions que j’avais en tête.

-Pourquoi avoir choisi du rouge pour tes cheveux ?

Oui, cette question m’intriguait. Puis une autre question me vint à l’esprit.

-T’es en couple ?

Deux questions totalement opposées, mais je voulais tout de même avoir une réponse à ces deux-là. Peut-être que la dernière était indiscrète mais bon, je m’en fous royal. Tout ce qui comptait pour le moment, c’était de ne pas rester à attendre bien sagement que ma machine se termine. J’étais d’humeur bavarde et chieuse depuis ce matin, mais vous l’avez remarqué.
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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Mer 29 Oct - 11:39




La jeune blonde ne me répondit pas à ma question concernant son identité. Je suppose qu’elle veut prolonger le jeu quant à son anonymat. Bah, qu’il en soit ainsi si elle le veut. Moi aussi je peux très bien me renseigner sur elle. Un certain mutisme apparut après ma deuxième question. Avais-je vu juste ? Il en résulte tout de même qu’elle semblait bien perplexe au vu de sa mine légèrement renfrognée tournée vers la fenêtre. Elle devait surement méditer à sa réponse.


« D’après toi, toutes les personnes seules s’amusent à faire chier les gens ? »


« D’après moi,  certaines personnes seules s’amusent à faire chier les gens. » corrigeais-je


Diabolo-Citron prend de nouveau place face à moi. Elle a l’air de prendre le sujet très à cœur, j’ai même l’impression de voir son regard pétiller légèrement. Il ne faut pas réveiller le chat qui dort mais qu’importe. J’ai hâte d’écouter ce qu’elle allait me dire. Ce qui était sûr, c’est que ça la faisait réagir comme je l’espérai.


« Le monde dans lequel nous vivons est cruel. Alors si tu n’es même pas capable de supporter « mes actes de méchanceté », tu es plutôt mal barrée. Si je fais chier les gens, c’est juste une question d’ennuie. Il y a des gens qui dessinent ou qui vont faire du sport pour s’occuper. Eh bien moi, mon passe-temps, c’est de casser les couilles aux étudiants. »


« Alors selon toi comme le « monde est méchant » tu es obligée de rendre la pareille aux gens qui t’entourent ? C’est bien un principe de merde ça. Si tu veux que quelque chose change, n’attends jamais un geste de la part des autres : tu bouges ton cul et puis c’est tout. Sinon, autant ne plus rien respecter et vivre comme tout le monde l’entend. Serions-nous vraiment heureux ainsi ?

Après oui, je pense que tu es quelqu’un de seule. Tu es seule alors tu t’ennuies et tu cherches à te faire remarquer. Quoi de mieux pour attirer l’attention que de jouer la provocation et de te chamailler avec les autres ? Oui c’est ce que je pense. Maintenant si je me trompe, tu peux toujours me prouver le contraire. En attendant je ne compte pas « supporter tes actes de méchanceté », les subir… Moi je compte me battre. Tu ne me déstabiliseras pas de la sorte. »



Whoua, c’était sorti comme ça. D’un coup ! Ça m’avait fait un bien fou de vider mon sac de la sorte. Je ne sais pas comment elle avait pris la chose mais bon, si ça arrive à la calme ne serait-ce qu’un chouia, je considérerai que cette discussion voir même cette rencontre n’aura pas été vaine. Ça serait déjà quelque chose. Blondine reposa ses fesses à côté de moi avant de fixer le plafond. Le temps va être long.


« Sinon, la peste s’appelle Aria. Aria Mizako. »


« Aria Mizako… Moi c’est Rei… Ah non, pas la peine de me présenter, j’avais oublié que tu m’espionnais. » Plaisantais-je


Il me semble avoir déjà entendu quelques rumeurs pas très gentillettes sur cette personne et peut-être que la plupart étaient fondées vu son caractère. Je ne suis pas prête d’oublier son nom en tout cas. Comme il nous restait encore du temps, la dénommée Aria décida de jouer au jeu des questions en m’en posant plein. Allez savoir si les réponses l’intéressent vraiment. Si ça pouvait nous occuper, ça ne pouvait pas nous faire de mal.


« Pourquoi avoir choisi du rouge pour tes cheveux ? T’es en couple ? »


« Quand j’ai fui ma maison, j’ai dû changer d’apparence afin de ne pas être retrouvée : j’ai donc laissé pousser mes cheveux et je les ai teints, j’en ai profité pour prendre une couleur qui me plaisait et passer pour une sorte de junkie aux yeux des passants. Ça a fonctionné un moment puis… enfin bref, je suis là. Quant à si je suis en couple, non pas pour le moment. Ce n’est pas ma préoccupation première.»


J’émis un léger bâillement avant de choisir mes questions à mon tour. Et dire que je suis obligée de taper la discute pour une simple culotte en coton… Enfin bon, je n’ai pas à trop me plaindre, elle a l’air de vouloir rester calme… pour l’instant. Dans un élan de ce que j’appellerai de la bonté, je nous roulâmes deux autres cigarettes et lui tendit une avant de subtiliser brièvement son briquet que je lui rendis après avoir embrasé le tabac. Cet apport de nicotine m’apporta un sentiment de bien-être. Une fumée blanche s’élève lentement.  


« Bon alors toi : Tu as des gens qui te supportent en tant qu’amie voire même petite amie ? Tes parents en avaient tellement marre de toi qu’ils t’ont collée ici? »


Un petit rictus aux lèvres, je poursuivis.


« Tu dois être vachement en manque pour t’extasier sur une culotte. » provoquais-je en me retenant de rire aux éclats.





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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Mer 29 Oct - 17:11
Reika était persuadée que la solitude faisait partie intégrante de ma vie. Elle me sortait ses beaux principes sur la vie, sur le monde, sur comment se comporter. Elle jouait la dure face à moi, me disant qu’elle ne se laisserait pas faire, qu’elle ne subirait pas mes « actes de méchanceté ». C’est clair que je suis la plus méchante de ce monde, je suis tellement cruelle comme personne... Ce n’est pas l’envie de rigoler qui me manquait, croyez-moi ! Elle veut que je lui prouve le contraire de sa pensée, si elle se trompait, je réfléchissais donc à la manière de m’y prendre, mais rien ne me venait à l’esprit.

-Quand j’ai fui ma maison, j’ai dû changer d’apparence afin de ne pas être retrouvée : j’ai donc laissé pousser mes cheveux et je les ai teints, j’en ai profité pour prendre une couleur qui me plaisait et passer pour une sorte de junkie aux yeux des passants. Ça a fonctionné un moment puis… enfin bref, je suis là. Quant à si je suis en couple, non pas pour le moment. Ce n’est pas ma préoccupation première.

Comme quoi, une simple question m’a donné pas mal d’informations sur la rouquine. Elle a donc été poursuivie pendant un certain temps et s’était finalement fait attrapée. De plus en plus intéressante cette fille. Elle n’est donc pas en couple, pourtant elle n’a pas l’air trop dur à vivre, si on omet le fait qu’elle soit schizophrène. Une couleur de cheveux qu’on ne retrouve pas à tous les coins de rue, avec un joli minois…étrange qu’elle n’ait personne. Je saisi la clope qu’elle me tendit avec un léger sourire en guise de remerciement. Je sentis ses doigts effleurer mon sein, j’en déduis qu’elle a pris mon briquet, puisqu’elle n’a pas l’air du genre de personne perverse.

-Tsss, sale cleptomane !

Elle me rendit mon briquet après avoir allumé sa cigarette. J’allumais la mienne à mon tour, lâchant une bouffée de fumée avant de remettre mon briquet à sa place habituelle. Il n’est pas interdit de fumer dans un lieu comme celui-ci ? Dans tous les cas, personne n’osait venir nous voir pour nous dire d’arrêter, ou d’aller dehors pour finir nos cigarettes. Sommes-nous si intimidante que ça ? Apparemment oui.

-Bon alors toi : Tu as des gens qui te supportent en tant qu’amie voire même petite amie ? Tes parents en avaient tellement marre de toi qu’ils t’ont collée ici?

Fixant toujours le plafond, j’écoutais ce qu’elle avait à me dire en tirant sur ma cigarette. Mes parents ? Une expression mélancolique se lisait sur mon visage à l’écoute de ce mot. Je n’avais plus eu de nouvelle d’eux depuis que je suis arrivée ici. Je ne sais pas s’ils allaient bien, si ça leur arrivait de penser à moi… Sans le vouloir, Reika tapait sur un des endroits fragiles de ma vie. Je ne répondis pas tout de suite à sa question, sentant qu’elle allait encore l’ouvrir. Allait-elle encore toucher là où ça fait mal ?

-Tu dois être vachement en manque pour t’extasier sur une culotte.

Mon regard qui fixait le plafond depuis un bon moment maintenant, vint replonger dans celui de Chaperon Rouge. Cette dernière s’empêchait de rigoler devant moi. J’ai comme l’impression que les rôles viennent de s’inverser. C’est elle qui me provoque désormais, cependant, je ne compte pas me laisser faire.

-Il y a des gens qui arrivent à supporter mon caractère de merde. Donc oui, j’ai des amis, des ennemis aussi d’ailleurs, et même une petite amie.

Je fis une courte pause, me rappelant la deuxième partie de la question. Si la clope ne m’avait pas détendue, je lui aurai foutu un poing dans la gueule pour sa plaisanterie avec mes parents. Ma voix était devenue glaciale, mes yeux paraissaient vides.

-La prochaine fois que tu parles de mes parents, je te tue.

Je ne voulais pas m’éterniser sur le sujet. Je lui ai balancé cette réplique glaciale pour la mettre en garde et pour que les choses soient claires. Je suis la seule à pouvoir parler de mes parents. Moi énervée ? Oui, je n’ai toujours pas digéré le fait d’avoir été trahis par eux. Reprenant un ton beaucoup moins froid, je poursuivis.

-Oui je suis en manque, tu vois, je suis tellement seule que j’ai besoin d’amour, même de la part de petites culottes.

Je me fous complétement de sa gueule, mais elle l’a bien cherché. Je continu avec un petit sourire en coin.

-Mais tu vois, moi contrairement à toi, je ne t’ai pas fait d’attouchement.

Je parlais du moment où elle avait pris mon briquet en touchant, sans le faire exprès, je le savais bien, ma poitrine. Mais vu qu’elle a voulu me provoquer sur ça, j’allais en faire autant.

-Enfaite, t’es une perverse !

Je faisais mine d’être choquée devant cette fausse révélation, histoire de la provoquer un peu plus. Je suis une personne bien étrange. Deux secondes avant, j’étais en mode glacier. Et maintenant, je revenais la provoquer comme si rien ne s’était passé.
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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Ven 31 Oct - 15:11



Ma question semblait triturer le petit esprit à côté de moi qui afficha une expression d’une tristesse vague et infinie. Avais-je dis quelque chose de mal ? Avait-elle des problèmes avec ses parents ? Avait-elle des amis ? Les avait-elle tués ? Je ne sais pas vraiment je m’interroge autant sur cette personne que je compte oublier le plus vite possible. Il faut dire qu’elle avait réussi à titiller ma curiosité, elle et sa personnalité excentrique et impertinente.


« Il y a des gens qui arrivent à supporter mon caractère de merde. Donc oui, j’ai des amis, des ennemis aussi d’ailleurs, et même une petite amie. »


Je me demande avec quel genre de personne elle pouvait bien être amie, j’avais beau essayer de me visualiser la chose je n’y arrivais pas. Je suppose qu’elle ne doit pas être une chieuse 24/24 7/7 et qu’elle ne porte qu’un masque juste pour m’emmerder. Il a fallu que ça tombe sur moi bien sûr. Qui y’a-t-il alors derrière ce masque ? Mystère et boule de gomme.


« La prochaine fois que tu parles de mes parents, je te tue. »


Moi d’abord…

Ma première réaction fut de sourire en coin. Si j’étais aussi facile à descendre ça se saurait : avec tout ce que j’ai déjà vécu, ce n’est pas une lycéenne en jupe qui va me faire peur. Je tire une bouffée supplémentaire. C’est donc ses parents le point sensible. Pourquoi ne voulait-elle pas en parler ? Rha c’est une véritable énigme cette fille ! Il y a tellement de raisons possibles.


« Oui je suis en manque, tu vois, je suis tellement seule que j’ai besoin d’amour, même de la part de petites culottes. Mais tu vois, moi contrairement à toi, je ne t’ai pas fait d’attouchement. »


« Non toi tu voles mes dessous et… quels attouchements ? »


« Enfaite, t’es une perverse ! »


« Quoi ?! C’est toi qui me dis ça ?! »


Avec tout ce que j'avais entendu sur elle, son accusation avait de quoi être comique. Je compris après réflexion qu’elle faisait référence à l’épisode où je lui ai pris le briquet dans son soutif. Sérieusement ? Ce n’était rien. A voir son air choqué, on dirait presque que je l’avais limite violé. Elle simule monsieur l’agent ! Miss lunatique fait vraiment des siennes. Je décide une nouvelle fois de la provoquer pour m’amuser.


« Tu crois vraiment que je te toucherai ? Non vraiment, les barbies capricieuses ne sont vraiment pas mon style. De plus que ferais-je d’un petit truc comme toi ? Ça se perd facilement ces choses. » Taquinais-je en faisant référence à sa petite taille.


J’étouffe mon fou rire. Comme quoi je ne suis pas si mécontente qu’elle soit là. Au moins elle m’occupe durant ma machine et puis ça faisait un moment que je ne m’étais pas autant amusée. J’écrase mon mégot à côté du précédent. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle est une bénédiction, faut pas exagérer non plus, mais bon c’était quand même cool de l’avoir « sous la main ». Je me rassois sur les chaises à côté d’elle, toujours en souriant.


« Bon et sinon Diabolo-Citron, si tu me racontais vraiment ton passé ? Tu en sais plus sur moi que moi sur toi. Dis-moi tout ce qui t’est arrivée avant d’atterrir ici et pourquoi tu as commis tout ça ? »


Oui son autobiographie, rien que ça. Peut-être que j’arriverai à en savoir plus sur ses parents. Qui sait ? Je m’assis en tailleur sur ma chaise en fer et me relève les cheveux ardents en queue de cheval haute avant de la fixer, attendant sagement qu’elle me conte son histoire.





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La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako]

MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Sam 1 Nov - 15:26
Reika n’avait pas peur de moi, je le voyais bien dans ce regard et sur sa façon de réagir à ma menace. Très bien, car de toute manière, je n’ai pas peur d’elle non plus. Je peux donc continuer de l’embêter encore un peu. D’ailleurs ma petite comédie sur le fait qu’elle soit perverse, provoque une réaction plutôt amusante de sa part.

-Quoi ?! C’est toi qui me dis ça ?!

-Non non, c’est le pape !

Je riais une nouvelle fois tout en la regardant. Cette fille me faisait vraiment rire, et la provoquer était tellement amusant que je pourrais continuer toute la journée. Bien entendu, je partirais de la buanderie dès que mon linge sera prêt.

-Tu crois vraiment que je te toucherai ? Non vraiment, les barbies capricieuses ne sont vraiment pas mon style. De plus que ferais-je d’un petit truc comme toi ? Ça se perd facilement ces choses.

Elle vient de me traiter de barbie capricieuse ? Et ensuite de petit truc ? Comme une gamine vexée par une réflexion, je gonfle les joues puis fronce les sourcils.

-Je sais que je suis petite, pas la peine de me le rappeler…

Je fis la moue pendant un moment, tout en inhalant la nicotine de ma cigarette. Tsss, ce n’est pas de ma faute si je suis petite. Je n’ai jamais décidé de l’être mais c’est comme ça. Oui, ça me soule quand les gens font des réflexions sur ma taille.

-Et je ne suis pas une barbie capricieuse ! C’est parce que je suis blonde aux yeux bleus que je suis une barbie ! Il faut arrêter avec ces clichés sur les blondes !

Raaaah, elle m’énerve à rigoler, son sourire m’insupporte ! Rageant intérieurement, je me réjouissais de la voir partir vers la fenêtre, pensant qu’elle s’était peut-être lassée. Mais non, elle revint s’asseoir près de moi, une fois sa clope éteinte.

-Bon et sinon Diabolo-Citron, si tu me racontais vraiment ton passé ? Tu en sais plus sur moi que moi sur toi. Dis-moi tout ce qui t’est arrivée avant d’atterrir ici et pourquoi tu as commis tout ça ?

-Parce que ma vie t’intéresse maintenant ? Je croyais que tu ne savais pas quoi faire d’un « petit truc » comme moi.

Non, je n’avais toujours pas digéré cette réplique. Moi rancunière ? Je ne pense pas, mais lorsque l’on parle de ma taille, c’est autre chose. De plus, je ne sais pas pourquoi elle veut savoir autant de chose sur moi. Il y a quelques minutes, elle ne voulait qu’une chose, que je me casse le plus loin possible d’elle. Etrange spécimen que nous avons là. En tout cas, mademoiselle s’installe confortablement, croyant sûrement que j’allais lui conter ma vie. Raconter mon histoire ne me dérange pas plus que ça, je n’ai pas grand-chose à cacher sur mon passé, car je vis une simple logique du : ce qui est fait, est fait. Mais puisqu’elle a l’air de vouloir en savoir autant sur moi, je n’ai pas envie de lui donner ce qu’elle désire. Oh putain, je suis vraiment une chieuse de première.

-Je préfère être celle qui sait, que l’ignorante.

Une courte phrase dite avec un sourire provocateur que je maitrise à la perfection. Le bip qui annonça la fin de la machine, me fit tourner la tête en direction de l’appareil. Pile au bon moment dit donc ! Me levant alors de ma place pour aller écraser ma clope sr le bord de la fenêtre, je pris mon panier pour le remplir du linge qui respirait la propreté. Un petit coup d’œil en direction de l’étudiante aux cheveux rouges, je dis une dernière réplique avant de partir.

-Je te laisse mon haut en guise de souvenir de moi. Trop de générosité en moi, n’est-ce pas ? Si t’as curiosité à mon égard n’a pas été satisfaite, peut-être que si on se croise une nouvelle fois, je te parlerai un peu plus de moi…à voir ! A plus Chaperon Rouge, et merci pour la p’tite culotte !

Ça avait commencé avec une culotte, ça devait finir avec une culotte, non ? Petit sourire en coin, je franchis la porte de sortie, pour retourner dans mon bungalow.
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MessageSujet: Re: La bataille de la machine à laver [PV Aria Mizako] Sam 8 Nov - 15:57



Mes provocations sur sa taille ou sa couleur de cheveux semblaient être du « vu et revu », ce qu’elle confirma au vu de ses réponses. Promis, je serai plus inventive sur mes taquineries à l’avenir. A l’avenir… Ce n’est pas comme si je comptais la revoir ou je ne sais quoi. Non. Plus je suis loin d’elle, mieux je me porte. Je la laisse encore s’énerver un moment sur les clichés que j’avais évoqué. C’était comique de voir sa mine toute rouge et ses poings frémir. Elle en était presque mignonne.


« Parce que ma vie t’intéresse maintenant ? Je croyais que tu ne savais pas quoi faire d’un « petit truc » comme moi. »


« Ce n’est pas parce que je ne sais pas quoi faire de toi que je n’ai pas le droit d’en savoir plus sur toi tout simplement. Après si tu veux vraiment que je t’utilise, ça peut s’arranger. »


Je laisse la phrase tendancieuse en suspens, c’est plus drôle ainsi et, bon sang : qu’est-ce que je peux m’amuser ! Finalement je ne suis pas en mesure de dire si oui ou non c’était une bonne chose qu’on se rencontre ici et aujourd’hui toutes les deux. Allez savoir. Cela à part, la dénommée Aria agit comme je l’attendais : elle ne voulut rien dire sur son passé. Pas la peine de vouloir me cacher tout ça Diabolo-Citron, j’ai décidé que je voulais en savoir plus et je compte m’y tenir : que ce soit par ton biais ou celui d’une autre personne, moi aussi je te stalkerai.

Un énième bip retentit dans la buanderie. Cette fois ci il s’agissait que la machine de ma comparse. Il va être temps que l’on se sépare apparemment. Tant pis, on se recroisera surement plus tard. Je la regarde s’éloigner vers le linge propre pour le glisser dans sa panière. Soudain, elle se retourne et me fixe curieusement.


« Je te laisse mon haut en guise de souvenir de moi. Trop de générosité en moi, n’est-ce pas ? Si t’as curiosité à mon égard n’a pas été satisfaite, peut-être que si on se croise une nouvelle fois, je te parlerai un peu plus de moi…à voir ! A plus Chaperon Rouge, et merci pour la p’tite culotte ! »


Ah elle avait vu le tee shirt donc… Elle n’avait quand même pas fait exprès de me le jeter, si ? Cela dit, qu’importe. Finalement elle allait partir avec ma culotte en coton. Drôle de souvenir de cette journée mais, après tout, qu’est ce qui a été normal depuis notre rencontre ? C’est sur cette promesse de retrouvailles que la jeune blondinette repart comme elle est venue. J’esquisse un sourire. C’était vraiment quelque chose cette fille. En fixant le tambour tournant de ma machine je ricane.


« A plus tard Aria Mizako… »


FIN




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